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Entretient féérique [pv Weiss]

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Mar 16 Juin - 2:00


« Un traquenard déguisé ~ »






U

ne fois de plus, la sorcière arpentait les cieux, en quête d’un rêve. Il était tel qu’il l’avait fait sien. La belle rose aspirait à bâtir un monde meilleur, dépouillé des maux le rongeant dans l’immédiat. Son désir était tel, que suivre les traces des anciens ne l’amusait plus. Il lui fallait bien plus, assez pour la faire craindre et respecter. Hélas, seule son mentor faisait frémir la vermine et reculer les ombres. Sa quête de justice l’enlevait de nouveau, vers l’inconnu et l’aventure. Et c’est tôt matin qu’elle débarquait en la bourgade, s’y insurgeant sans vergogne et une douceur aux lèvres. L’Azriel savourait donc une belle friandise, une sucette à la framboise. Cette gourmandise su bercer son voyage en le Fiore Centre. Car elle venait ici pour affaire. Certes elle s’extasiait d’aventure, à gambader à travers champs, mais elle songeait à gagner Era et cet édifice lui manquant bien. La donzelle avait grand soif, d’un savoir si alléchant, si grandiose. Il lui tardait dont d’y revenir.

Elle n’irait ceci dit, expédier sa missive l’ayant guidée ici. Elle avait fort à faire. Sous ses prunelles s’éveillait l’astre diurne. Cette merveille de la nature l’émoustillait, à la manière de sa compagne s’éveillant enfant. La petiote s’étira et poussa ces petits cris de bambin, avant d’étreindre la belle au ventre. D’une légère caresse, l’Alucard lui témoignait affection. Il fallut bien une pensée atypique, afin de la tirer d’une douce rêverie. A ce brave homme elle dédiait sourire angélique. Puis elle filait sans hâte, voguant sur les cieux à dos de balai pensé enchanté. Plus loin, des petiots l’accueillaient. Quel charmant hameau, se dit-elle. Il n’avait les fastes de la cour, mais demeurait séduisant. Ces roturiers et paysans délectables lui ravivaient le souvenir d’une vie d’antan; celle de ses débuts. Elle ignorait ses origines et aimait le populisme, si bien qu’elle se complut au mensonge. La voilà qui touchait terre, ses jolis souliers de noirs dévoilèrent sa panoplie de sorcière. Lyra suscita l’admiration.

Et ôtant sa coiffe afin de saluer la bonne troupe, agrémentée de quelques adultes agréables, la belle en tira une poignée de friandises; qu’elle offrit gracieusement. On la savait généreuse et altruiste par ici, bien qu’elle ne soit si renommée à vrai dire. Et de ses trognes aux anges, elle retira un plaisir insondable. Rien ne saurait plus la combler, qu’un être savourant son existence. Elle n’omit guère de proférer la mise en garde d’une gourmandise amenant au martyre, puis elle s’éclipsait. Le destrier de bois couché contre elle, et son baluchon d’affaires noué avant la paille, elle s’adonnait à la balade. Naguère encore, elle n’eut besoin de mander son chemin. Sa mémoire prodigieuse la guidait d’elle-même. Elle n’était pourtant une habituée de la ville. Et nul ne savait quel potentiel elle avait en elle, la mémoire absolue. La donzelle fila à l’auberge qu’elle appréciait le plus, et alla se changer en sa chambre. Ceci fait, avec une bonne toilette, la belle endossa la robe rouge ; lui allant encore à ravir.

Puis elle fila au dehors, sur la grande place où trônaient une grande fontaine et des échoppes alléchantes. Elle n’aimait guère le vin mais n’irait froisser ces agriculteurs si fiers de leurs labeurs. Elle leur reconnaissait la gloire de leurs produits, si prisés par le monde, mais également la valeur première du régime. Soudain elle dénotait une table vide à la terrasse d’un café. Elle y déporta donc ses souliers carmin, faisant ballotter ce joli nœud de pourpre dans son sillage. La démarche un brin sensuelle et innocente de la jeune femme, captiva les esprits. Et comme nul autre qu’elle ne savait son affiliation de guilde, on la pensa venue des hauteurs, de Lamia Scale. Cette beauté irréelle, bien époustouflante, daigna honorée de sa présence ces simples mortels. Voilà ce que pensa le serveur cloué devant elle. Ce à quoi elle rétorquait gentiment, remerciements, par télépathie. Puis elle lui mandait un grand verre de jus de fruit, l’automne étant encore douce. Elle alla siégeait à cette table vide, dont la chaise était également en fer blanc, et d’une robe ravissante; Lyra dans les bras.


« Bien entendu que nous retournerons à Lamia Scale ~ »


Juste au cas où, Lyra ressemble à ça :
 
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Jeu 18 Juin - 23:44
Cela est très rare avec moi, mais il existe des moments où j'en ait marre de rester enfermé dans ma chambre à Phantöm Lord, où il me prends l'envie de prendre l'air et de profiter de ce moment pour m'amuser ou alors me faire pas mal d'argent, parce que bon, même si j'ai beau avoir aucun problème en ce qui concerne la nourriture et le logement, il y a certains moment où le besoin d'argent se fait ressentir comme lorsque j'ai besoin de me procurer des lacrimas et que le vol de celles-ci est impossible, à ce moment là, le seul moyen est de jouer les "honnêtes citoyens" et des les acheter. Bref, tout ça pour dire que j'avais envie de prendre l'air et besoin de me faire beaucoup d'argent, pour cela, je décidais de sortir un peu de mon trou et de passer un petit séjour au Hameau de Dionysia.

Le choix de ce lieu n'était pas un pur hasard, j'avais moyen de pouvoir trouver mon bonheur facilement, et chacun de mes spectres pouvaient avoir une utilité : Ma copie féminine, jouait de très sympathiques airs au violon en échange de quelque joyaux, mon équivalent masculin lui, était plutôt adepte du vol à l'étalage, il arpentais les rues à vider discrètement les poches des gens ou des commerçants. Bref, deux spectres, deux techniques différentes et moi, je restais à "surveiller" assis sur une terrasse devant mon être factice féminin que je contrôlais parce qu'il est pour moi impossible de faire parler mes créations et d'un air réaliste si je ne les contrôle pas, les faire bouger, il n'y a aucun problème vu qu'ils suivent un simple ordre. Mais lorsqu'il faut prendre la parole où alors jouer d'un instrument ou autre, là je dois compter sur mes talents personnels, c'est d'ailleurs pour ça que l'instrument utilisé est le violon : Je ne sais jouer que ça.

J'étais assis les bras croisés et les yeux fermés, confortablement sur une chaise je ressemblais à une personne lambda qui s'était endormie en prenant du bon temps, du coup il était quasiment impossible de me suspecter de quoi que ce soit. Aux alentours de moi se trouver une personne qui attirait mon attention, une mage aux cheveux roses et avec une poitrine plutôt... imposante, celle-ci disait aller à Lamia Scale et c'était ça qui m'intéressait. Etant donné que je projette d'apprendre à créer des spectres d'apparence différentes que moi même, je pense essayer d'obtenir pas mal d'informations sur cette mage en question. Comme ça, le jour où nos chemins se recroiseront, je pourrais créer un beau clone à son effigie et infiltrer Lamia Scale. Mais d'abord, empêchons là de partir, ça sera déjà pas mal.

En contrôlant mon spectre, je me dirigeais vers elle, bien droite, le violon dans les mains, je poussais un magnifique sourire avant de prendre une magnifique voix et sortir ces quelque mots :

-Un petit air de violon avant de partir ? Je sais chanter aussi si vous voulez.

Je fixais ensuite la demoiselle, le visage de mon spectre ressemble tirait le même visage que celui d'une personne passionnée, ayant envie de jouer, de faire découvrir sa musique, comme si qu'on pouvait lire dans ses yeux "S'il vous plait laissez moi jouer ! Je vous en conjure !" même si au final, elle ne pense rien, ce n'est qu'un être factice dénué de logique et d'intelligence... un peu comme une blonde quoi.
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Ven 19 Juin - 2:43


« Le voyage des sens ~ »






D

ès lors qu’elle fut servie, la belle sirota son breuvage. Le délice combla même sa bonne fée, et elle rit. De sa belle bouche s’évadait dont ce timbre innocent, bien heureux, et si doux; digne d’un carillon. Elle sembla distraite. Hélas, elle avait pour elle sa méfiance maladive. Il en allait de son devoir d’espionne. Ainsi laissa-t-elle trainer le regard, bien discret. Ses prunelles carmin renvoyaient tant de sottise, d’air niais; qu’elle pensait se jouer du monde. Soudain elle appâtait une victime à son être macabre. La sorcière jeta son dévolu sur la donzelle. Un fugace instant lui donna tout loisir d’en dresser le portrait. A son instar elle semblait bien banale, mais elle lui parue si agréable; qu’elle n’en pu détourner le regard. Le sien fut tout aussi délicieux, angélique même. Et l’Azriel souffla mots, enjouant l’invitation d’un virtuose. Naguère encore, la belle s’éprit des arts et de leur magie si merveilleuse. A ses yeux, l’âme de l’autrui savait mieux chanter qu’un autre. Elle-même l'avait mélodieuse.

Elle eut la verve délectable, fort respectueuse et digne d’une jeune fille de la Cour. Et hissant sa lune naine à la ferraille blanche, cette dernière salua niaisement l’inconnue. La belle rose aiguisa sa douceur aux lèvres irrésistibles, ce sourire impérissable. La voilà fin prête. L’archet chatouilla les cordes vibrant déjà,  et l’instrument déchira la festivité des lieux, afin de s’en accaparer le royaume pat son chant envoûtant. Ainsi la mélodie dressait les esprits. La beauté d’une mélopée courant dans l’air, et pénétrant l’être de manière intime. Le phénomène berça la sorcière. Il envoûta sa créature, dansant en douceur. Une harmonie sincère et grandiose s’opérait, entre le doigté de la belle blanche et l’animal. Cette scène combla l’Azriel. Sa mémoire fabuleuse la gravait déjà pour l’éternité. Nul doute qu’elle s’aimerait à revivre cet instant magistral. Elle lut le bonheur aux lèvres d’une peuplade ici amassée. Et bien qu’elle fut émue, nulle rosée ne perla à ses prunelles. Elles étaient de sang. Jamais plus elle ne verserait de larmes, voilà sa malédiction nouvelle, sa résolution.

Mais elle tint à entonner l’ovation la première. Les louanges plurent sur la jeune fille. Pour sa part, la belle enfant n’alla étouffer la jouissance de son farfadet. Une myriade étoilée aux prunelles lunaires, et Lyra virevoltait sur l’acier; manquant une maladresse touchante. Là Azriel l’agrippait, l’enlaçant d’une tendresse enviable, d’une étreinte maternelle contre son cœur chamboulé. Puis elle invitait la donzelle à s’assoir à sa table. Une chaise se mouva à loisir, afin d’intimer toute confiance à la barde. Elle lui offrait même collation. Il lui fallait entendre le souffle évadé de sa belle bouche. Elle avait à faire à un véridique virtuose. Aussi espérait-elle gravait un souvenir enchanteur de plus. Il surgit enfin, l’ébranlant d’aventure. Ces palabres lui intimant nostalgie, d’un renouveau toujours frais, elle se laissa bercer. Si sceller ses prunelles était un tort, elle prit le risque et profita de l’instant, si magique, si émouvant. Le discours insufflait témérité. Nul doute qu’il enhardie nombre gens.

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Dim 28 Juin - 23:53
La demoiselle accepta que mon spectre lui joue un petit air de violon, parfait. Non seulement cela peut me permettre de gagner un peu d'argent mais en plus de ça, je pourrais probablement avoir d'autres informations sur ce mage et donc probablement de sa guilde. Si le feeling passe, je pense que je pourrais faire quelque chose d'assez sympa pour Lamia Scale mais... Cela voudrait dire qu'il faut que j'essaie de prendre l'apparence de cette mage et quelque chose me dit que ce n'est pas une bonne idée. J'ai comme le pré-sentiment que je rencontrerais souvent cette personne à l'avenir et qu'elle risque de me mettre des bâtons dans les roues, j'espère que ça ne sera pas le cas. Il ne manquerait plus que ça.

Je doublais de concentration afin de contrôler mon spectre de la meilleure façon possible, jouer du violon c'est simple, mais à travers d'un spectre donc d'un corps qui n'est pas forcément le tien, c'est autre chose. L'air que je décidais de jouer était un petit air un peu glauque, il se jouait doucement un peu comme une berceuse. Il pourrait très facilement être accompagné d'une petite chanson que je serait capable de chanter en arpentant les lieux glauques à la recherche d'information avec mon autre spectre. La chanson ressemblerait à ça :

Are you ? Are you ?
Coming to the tree

Where they strung up a man, they say murdred three ?
Strange things did happen here.
No stranger would it seem
If we met up at midnight in the hanging tree.

Dommage que les personnes ne puissent lire dans mes pensées à ces moments là, cela rendrait l'air tellement plus profond que ça en deviendrait génial. Même si l'air a tout pour être glauque, il restait cependant captivant et, sans me vanter, la prestation effectuée était plus que grandiose. Je donne toujours corps et âme lorsque je joue une musique, je pouvant réélement transmettre de sentiments avec mes spectres autre que la peur, j'utilise la musique pour celle-ci. Elle peut exprimer beaucoup plus facilement le ressenti, beaucoup mieux que si je parlais, et c'est ça que j'aime.

Je finissait mon air, je rendais mon spectre légèrement essoufflée étant donné que je bouge beaucoup quand je joue, il aurait paru suspect si elle ne fatiguais pas un minimum, surtout que ça commence à faire pas mal de temps que je joue comme ça. Bref, ce petit détail n'est pas vraiment important dans notre cas, vu que je l'avais proposé et que la demoiselle avait l'air de l'attendre, je poursuivis ma musique par une chanson.

-Même si les temps sont sombres, peu importe les épreuves que l'on a traversé et celles que nous traverseront, jamais nous devons sombrer dans la peur. Cette chanson est dédiée à ceux qui pensent que tout est perdu.

La chanson que je m'apprêtais à chanter, jamais je ne la chanterais sous ma véritable apparence, il s'agit d'une berceuse que Yuumei m'a apprise, lorsqu'on jouait ensemble, je m'en sers actuellement pour pouvoir avoir le rôle de la personne qui rassure les gens, mais je ne peux m'empêcher d'avoir une part de regrets lorsque je la chante mais bon que voulez vous ? Lorsqu'on contrôle un spectre, on a un rôle a jouer, c'est comme au théâtre, on dit des choses que l'on ne pense pas forcément et ce, dans la meilleur crédibilité.

Un léger silence s'installa un bref instant, j'inspirais un bon coup avant de commencer à chanter cette merveilleuse chanson. Il n'y avait aucune musique de fond, du coup je la chantais doucement, un peu comme si qu'on chantais une berceuse à un enfant qui a fait un cauchemar.

Ne crains point cette nuit
Tu ne t'égareras
Si les ombres tombent
Les étoiles trouvent leur voie

Sorti d'un sommeil si calme
Entends les murmures du vent
Eveillé quand le silence crie
Dans la solitude de la nuit

Le noir s'étend sur la terre
Et tes yeux si las s'ouvrent doucement
Les aubes ont tout pardonné
Horizons les plus éloignés

Les ombres s'allient aux mauvais songes
Longs battements et paupières de plomb

Ne crains point cette nuit
Tu ne t'égareras
Et si les ombres tombent
Les étoiles trouvent leur voie

Tu peux toujours rester fort
Elève la voix, quand le jour vient à éclore

L'aube n'est qu'à un battement près
L'espoir, qu'à un lever de soleil

Les sons lointains de mélodies
Appelant ton cœur à travers la nuit
Aurores, brumes, et échos dansent
Dans la solitude de nos vies

Arias suppliant, soupirant
En deuil et prisonniers dans la misère
Les ténèbres chantent une chanson morne,
Mais notre espoir se régénère

Les ombres s'allient aux cauchemars
Elève la voix, ton espoir

Ne crains point cette nuit
Tu ne t'égareras
Si les ombres tombent
Les étoiles trouvent leur voie

Et même si le ciel de la nuit n'est que noir
Ne crains point, lève-toi, crie et prends ma main

Ne crains point cette nuit
Tu ne t'égareras
Si les ombres tombent
(Les étoiles trouvent leur voie)

Ne crains point cette nuit
Tu ne t'égareras
Si les ombres tombent
(Les étoiles trouvent leur voie)

Tu peux toujours rester fort
Elève la voix, quand le jour vient à éclore

L'aube n'est qu'à un battement près
L'espoir, qu'à un lever de soleil...

La chanson était longue, mais jouée avec le plus de conviction possible, la synergie entre moi et mon spectre était à son paroxysme alors que je chantais juste, ma réserve de magie avait pris un petit coup, fatiguant mon spectre sans forcément qu'il y ait une raison valable.

Je regardais la demoiselle, celle-ci avait l'air d'être comblée par la prestation et "me" proposa de m'asseoir un peu et de boire un verre, chose que j'acceptais sans hésitation. C'était une opportunité d'avoir plus d'information sur cette personne, de ce fait, j'envoyais en parallèle un ordre à mon autre spectre : Cacher à un endroit précis tout ce qu'il avait dérobé avant de disparaître afin que mon autre spectre ne disparaisse pas en pleine conversation.

-Merci pour l'invitation, désolée pour cet air essoufflée, je suis un peu fatiguée après toutes ces prestations de la journée.


Je m'installais à la table après cette phrase
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Lun 6 Juil - 15:36


« Les ardeurs d'une robe rouge ~ »






A

l'entente d'une mélopée grandiose, nul être ne demeura de marbre. La virtuose su terrasser avec aisance, la quiétude d'un monde. Tous larmoyèrent, sauf un. Seule l'Azriel semblait figée en une condition de poupée. Hélas, elle se saura bien adonnée aux larmes d'une joie immense, mais une promesse sévit-là.  A bien y songer, l'amertume du souvenir resurgit. Une ère de couardise, de sottise, de hantises. Et rien ne serait ternir l'éclat de cette trogne. L'angélique arborait d'aventure ce sourire impérissable. Le chant lui intimait second souffle, une témérité insufflée d'une amie. A vrai dire, la belle rose se raviva le souvenir de la bête, de l'ampleur du carnage, de l'impuissance de sa personne. Sans doute était-elle bien seule à ce soucier de cela, à penser le retour du destructeur. Mais elle avait grand foi, qu'une aube nouvelle se lèverait même après lui.

Qu'importe la ruine, songea-t-elle, l'humanité sortie grandie de la crise. Voilà ce que lui susurrait cette délectable mélodie. L'espace d'un fugace instant, la belle blanche eut captivé les regards. L'assemblée du café apparue fort émue, enjouant l'ovation entonnée par la rose. Et tandis qu'une virtuose trouvait siège à sa mesure, à cette petite table en fer blanc, la sorcière admirait d'aventure sa bonne fée. Cette dernière applaudit encore, des torrents aux effluves. Si bien qu'elle inonda le plateau où ne s'accoudait plus sa compagne. Là, l'Azriel rit. Une frêle douceur évadée de lèvres exquises, au timbre cristallin. Elle prodigua caresse à la féérique enfant, dans l'idée de l'apaiser, elle la trop émotive entité. Soudain, la donzelle proférait mile excuses. La dame en rouge soufflait alors un « Que neni, l'amie. », elle ajouta après un bref silence, « Vous fûtes trop bonne de donner tant de votre personne. Et tous vous rendent grâce, alors cette collation est la moindre des choses. Et ménagez-vous, à présent.  »

Ces palabres proférées, l'Azriel mandait un brave garçon, pauvre serveur un brin ébranlé. Il accouru à la donzelle, et elle lui laissa tout loisir de passer commande. Et s'il se proposait d'ôter l'onde ayant envahi l'espace, cette dernière n'en fit rien. Et le chassant d'un sourire délectable, la belle rose s'adonnait à la tache. Elle avait la gestuelle d'une ménagère, témoignant d'un passé de roturière. Elle avait du reste, un bel aria aux lèvres, doux fredonnement léger. Cette légère distraction, permis à la fautive, de siroter seule leur bon verre. Ce détail ne lui échappa guère, pas plus que l'agitation d'un monde. L'entourage s'en retournait à ses vanités, l'un vaquait à sa besogne. Et elle laissa courir ses prunelles discrètes, sur le paysage. D'aucune de ces gens n'alla lui échapper. Et elle dénota deux hominidés intrigants. Il y avait-là un bien curieux personnage, arborant une crinière pareille à celle de la jeune fille.

Sans doute un être sensible, voire même timide, ou tout simplement assoupi et désireux d'en profiter. Elle cogitait en sa tâche ingrate. L'énergumène rôdant à ses abords, semblant touriste excentrique, lui éveilla méfiance. Aussi s'immisça-t-elle en son esprit, dans l'espoir de balayer plus d'une crainte. Hélas, elle vit juste. A sa gestuelle un brin tactile envers le décor, il lui apparu en sacré gredin. Il lui incombait seule d'endiguer son diabolisme. Et usant toujours plus de magie, elle fit se délier une ceinture, afin que s'écroule un pantalon. L'embarras causé, suffit à le voir déguerpir. Le pillard s'évanouie dans la pénombre d'une ruelle, fuyant ces regards en délire. La belle rose se contenta d'une douceur, à l'étouffée d'une main. Puis elle délégua son linge blanc imbibé d'eau fraiche, à l'aimable serveur. Nul doute que ce vacarme aura arraché le bellâtre à ses songe. Mais elle se devait d'agir. Aussi désira-t-elle se voir pardonnée, au détour d'une invitation sincère. Elle l'invitait lui aussi. Une chaise flotta à la table. Elle lui dédiait ravissant sourire, espérant ne point l'effrayer par ses ardeurs.

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Ven 10 Juil - 0:28
Tout allait très bien, tout le monde avait les yeux rivés sur le spectre et sa performance, je pouvais tranquillement profiter du moment pour faire disparaître mon clone masculin, qui, avait terminé sa tâche avec succès. Je pouvais désormais me concentrer uniquement sur mon équivalent féminin, il sera désormais beaucoup plus pratique pour moi d'interagir avec l'entourage si celui-ci avait à me déranger. D'ailleurs, ce moment arriva rapidement, j'entendis soudain un bruit provenant de derrière moi, faisant couper l'espace d'un instant la liaison avec mon spectre qui était assis sur la table.

D'un point de vue extérieur, ça pouvait ressembler comme un coup de fatigue soudain de la part de ma demoiselle factice, ses membres se sont soudainement relâchés avant de reprendre équilibre, de mon côté, j'ouvrais les yeux, apercevait une personne au sol dans un premier temps puis, la demoiselle aux cheveux rose et à la forte poitrine, une chaise flottait près d'elle et au vu de son visage, cela avait tout l'air d'une invitation. Je n'aime pas trop être présent à la même table qu'un de mes spectres mais là, je me dois d'éveiller le moins possible les soupçons, je soupirais un coup et alla m'installer auprès des deux filles. C'est contre mes principes, d'habitude, jamais je ne m'expose tant, que ce soit à un être humain ou un danger. Donc c'est simple, je m'assis à la table, je fais celui qui dort et je fais en sorte à ce qu'on ne m'adresse pas la parole. J'étais installé la tête vers le bas, les yeux fermés, et les bras croisés, je faisait celui qui dormait, qui limite en avait rien à faire mais voila, c'est plus pratique pour gérer mon spectre, je la contrôlais d'ailleurs celui-ci pour tout ce qui est communication.

-Veuillez excuser mais, je pense qu'il vaudrait mieux laisser mon frère dans les bras de Morphée plutôt que de l'inviter à cette table, il vaut mieux éviter de le voir dans ses mauvaises humeurs, croyez moi.

On pouvait limite ressentir de la peur dans les paroles de mon spectre, comme si qu'elle craignait mon "réveil" et c'était le but, je tiens à ne pas être acteur de cette conversation, et je ne tiens pas non plus à ce que la demoiselle à côté de moi se mette à m'importuner,mais bon, de toute façon, rien ne m'empêchera d'avoir des informations sur la mage aux cheveux rose.
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Mar 14 Juil - 0:27


« Le mystère d’une misère ~ »






A

ssise à l’écart, la belle rose mandait une gens à sa table. Dès lors qu’il s’éveilla, le bellâtre la subjugua. Non du fait d’une terrible beauté, ou d’une prestance intimant le souffle coupé. Mais il apparu si semblable à la donzelle et virtuose. Etaient-ils de vrais jumeaux ? Demeurait-il un lien psychique entre eux ? Une foule d’énigme se bousculait en son esprit, l’amusant d’aventure. Et s’il avait su, demeurer en retrait l’aurait bien préservé. Hélas, l’humanité n’était encore qu’une enfant, une petiote douée de maladresse et sottise. Elle-même se fourvoyait quelques fois. Elle attarda ses prunelles sur ce garçon. Son air renfrogné lui susurrait de proférer mile excuses. Hélas, il lui sembla équivoque. Quel homme s’avancerait à une table, avant de reprendre sa labeur de paresse ? Sans doute songeait-il à se reposer sans crainte qu’on ne vienne le piller. Plausible, se dit-elle. Lyra se tut et frémit.

Hélas pour elle, cette seule théorie ne su la satisfaire. Aussi allait-elle en avoir le cœur net. Son investigation passait par le doute, une farandole d’hypothèses, ainsi qu’une lecture de l’esprit. Après tout, qui étaient-ils l’un pour l’autre, si ce n’est de parfaits inconnus, et donc de potentielles menaces. Naguère encore, l’Azriel s’avérait méfiante avec l’autrui. Sa grande naïveté l’avait déjà meurtrie, perdue. Il lui incombait seule de se parfaire en tant qu’espionne et démonte piège. Elle avait pour adage, de penser l’autrui comme une inconnue mathématique, une menace à l’harmonie, un facteur de risque. N’en déplaise à ce malotru, ruiner une invitation sincère méritait bien une belle leçon. Du reste, il aurait pu faire la sourde oreille et demeurer à l’écart, ou se parer du masque de l’embarras. Elle n’aurait blâmé un être sensible, timide ou même apeuré par la gente féminine. Elle-même faisait des ravages.

Mais elle était ainsi faite, sculptée par le Malin, affinée par le Divin. Jalouses et apôtres s’accordaient à dire qu’elle n’avait choisi d’être ainsi. Alors elle acceptait ces regards, tolérait ces bagatelles, se riait des railleries. L’Alucard en avait peut-être trop fait. Elle le pensa peu enclin à converser avec elle. Rares étaient ces hommes vomissant les femmes. Peut-être était-il de ceux-là. Du reste, elle n’aurait été guère moins séduisante en ses traits de sorcière. Seul le détail d’avoir été impotent l’ennuyait. Elle l’aura bien gracié, hélas la fratrie ne plaida en sa faveur. A l’entendre, le bellâtre pouvait être épouvantable. Etait-elle son esclave ? S’était-il amouraché d’elle, au point d’en déglutir d’autres, et de la jalouser sans vergogne ? Elle espérait qu’il ne l’ait jamais battu. Mais fabuler était dans sa nature. Aussi devait-elle s’assurer de s’être emportée. Elle s’immisça dans son esprit, pour s’abreuver de ses pensées.
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Mar 21 Juil - 2:14
Je regardais la scène au travers de mon spectre, il fallait dire que j'avais mis une légère tension en place, tout le monde se fixait sans pousser le moindre mot, enfin c'est ce que je pensais jusqu'au moment où je sentis quelque chose dans ma tête, comme si qu'une personne essayait de pénétrer dans mes pensées.. C'est plutôt bien essayé cependant, j'ai l'habitude de tout genre de télépathie étant donné que je l'utilise moi même pour mes spectres. Je sais que pour certains mages, il est impossible de savoir à quoi je pense, même en essayant, cependant, certains sont forts, peut être même meilleur que moi, et ne connaissant pas le niveau de la personne à côté de moi, autant se mettre sur la défensive je lui transmettais donc un petit message avec ma douce voix ~, afin qu'aucune tentative de ce genre ne soit réessayée.

-Je serais vous, avant de continuer toute tentative, je regarderais ce qu'il se passe à côté de moi.

En même temps, je levais mon bras vers mon spectre, sans l'atteindre pour autant puis, je bougeais ma main pour faire comme si que j'étranglais quelqu'un. Je contrôlais le spectre afin qu'il joue la personne qui est en train de se faire étrangler, les larmes aux yeux, la peur dans le regard, comme si qu'elle souffrais le martyr. Je me dirigeais ensuite vers l'autre personne qui se trouvait à notre table.

[center][i]-Vous tenez vraiment à déceler tout mes petits secrets se trouvant dans mes pensées ? Vous risquerez de vous sentir coupable ensuite si cette ravissante demoiselle avait à mourir où à se retrouver dans un sale état à cause de ça ~ Regardez son joli minois prêt à pleurer, ça ne serait pas digne d'un mage de rester de marbre juste pour un petit caprice ~ Je vous laisse 30 secondes pour arrêter et vous excuser, ensuite, je fais en sorte à ce qu'elle se torde encore plus à cause de la douleur ~ D'ailleurs, regardons si elle arrive à compter avec ce qu'elle endure ~[i][center]

Je serrais encore ma main avant de reprendre le contrôle du spectre, ses mains étaient au niveau de son cou, comme si qu'on essayait de l'étrangler, qu'une vive douleur se trouvait au niveau de son cou, elle faisait tout pour ne pas se lever afin d'éviter d'attirer l'attention, si c'était une vraie fille qui était à sa place elle serait du genre à dire "Il va faire pire si je me lève" il fallait dire qu'à ce moment là, j'avais l'impression d'être au théâtre et de jouer une scène grandeur nature.. Oh mais attends ! Le monde est une pièce ! Une pièce dont j'écrirais toutes les pages ! Donc à partir de là c'est normal mais je m'emporte.

Dans ses gémissement de douleur et ses pleurs, on pouvait quand même entendre que le spectre essayait de parler, d'une voix faible et effrayée on l'entendait dire "vingt....neuf.....vi-vingt...huit" le compteur commençait à descendre jusqu'à zéro, j'ai hâte de savoir comment cette sorcière va se débrouiller, si elle va découvrir la supercherie ou bien au contraire, tomber les deux pieds dedans, en tout cas, j'ai le sentiment d'inspirer la menace et ça, c'est classe.
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Mar 21 Juil - 14:55


« Tentative bien punitive ~ »






A

u détour d'une sinueuse insurrection, la belle rose allait se rire de ce savoir. Le bellâtre lui apparu culotté, doté d'un grand toupet, digne d'un goujat. Ainsi donc n'était-elle guère lumineuse à ses yeux. Qu'importe, elle n'irait le blâmer. Il se dégageait d'elle de faux airs de niaiserie, de sottise. Nombre gens se laissaient abuser par ce doux minois, comme cette trogne d'angélique. Chacun se fourvoyait dont. Lui la croyait sotte, et elle le pensait juste ronchon. Une pincée de stupeur, voilà qui la saisit alors qu'on endiguait son arcane. Mais savait-il qu'il l'amusait de plus belle ? Le discours découla, bien silencieuse, elle se voulait attentive. Cette mimique et gestuelle, ce châtiment épouvantable, tout indiquait qu'il versait dans ses magies. Quel heureux hasard, se dit-elle. Hélas, il étranglait sa moitié, le gredin. Quel misérable se plairait à l'acte ? N'était-elle rien pour lui ? Son sourire s'effritait bien qu'encore délectable.

Là fusait mille interrogations, noyant son esprit au chaos primaire. L'Azriel songeait d'aventure à du bluff, une simple démonstration, un avertissement.  Elle l'avait déjà exhaussé, son sortilège n'avait plus d'emprise. A vrai dire, elle n'avait nul besoin de lire en lui. Ses agissements le trahissait, exposant une vérité qui dérange. Elle n'alla proférer d'excuses. Si bien qu'elle n'apaisait vraiment cette tension, palpable, lourde. La peuplade devint public impuissant, gagné par l'effroi, pétrifié devant un sire noir. Elle savait les mages tout-puissants à l'instar des hominidés les plus simples. Mais elle trouva aberrant qu'un Lamien ne vienne corriger le dément. Il lui incombait dont de jouer d'aventure ce rôle de théâtre. Quelle farce, se dit-elle. Tous s'enlisaient au marais de la pestilence, de la bêtise. Et derrière ce doux minois, au demeurant inébranlable, demeurait ce cœur hésitant; misérable faiblesse d'une créature si puissante. La sorcière se devait de trancher. Elle retint un garçon de table, d'une bonne main.

Il n'avait nul besoin de risquer sa vie larvaire. Envenimer l'instant lui semblait intolérable. Aussi chassait-elle l'assemblée, d'une voix délectable, maternelle. Puis elle se saisit de sa bonne fée, la serrant à ses monts, en douceur. Il n'avait besoin d'autre otage. Par ces manigances, elle espérait l'abuser d'aventure. Se jouer de l'ennemi pouvait l'aider dans l'avenir. Bien qu'un risque perdure, elle apaiserait les choses. A la croisées des regards, la belle rose s'attardait sur son analyse. Naguère encore, elle n'avait vu d'humain si glacial et n'arborant le moindre rictus. Elle revint à sa réflexion de la relation fraternelle. Elle admettait qu'il ne la voit qu'en poupée, simple distraction ou pire, objet de sadisme. Il n'avait l'air de tenir à elle. Aussi ne pouvait-elle que fabuler son sérieux en la menace. Il lui fallait donc abattre le lien psychique. Un rien pouvait ébranler concentration et emprise. Elle usa donc de magie, afin qu'il trébuche de sa chaise, tandis qu'elle allait s'enticher d'une donzelle, à étreindre et rassurer.


« Lamia Scale ne permet à quiconque de troubler l'ordre public. Vous voilà prévenu. »

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Ven 7 Aoû - 2:13
Me faire tomber d'une chaise ? D'accord. Pour être franc, je m'attendais à autre chose de sa part, comme le fait de... je ne sais pas moi ! Qu'elle s'excuse et qu'une fois que j'ai bien pourri l'ambiance que j'aille prendre une chambre dans une auberge et que je contrôle le spectre sans problème récurrent. Franchement, ça aurait été tellement super si cela se serait passé comme ça mais bon, la demoiselle a préféré jouer les justicières en me déconcentrant. Je ne sais pas si je dois trouver ça gênant ou amusant pour être franc, juste à cause de ses dires "Lamia Scale ne permet à quiconque de troubler l'ordre public".

Lorsque j'entends ça, j'ai l'impression d'entendre quelqu'un réciter un texte pour une pièce de théâtre, comme si que mon interlocutrice était au courant de ma mise en scène, ce qui d'ailleurs serait étonnant vu de son intellect qui me paraît fort... Limité. Cependant, je dois éviter de me laisser distraire par mes pensées. Je n'ai pas envie d'engager de combat ou quoi que ce soit, sinon je me connais, étant physiquement présent, je vais finir par paniquer et ne pas savoir quoi faire et de perdre toute crédibilité. Du coup je décidais de me lever et de partir en tournant le dos à la demoiselle aux cheveux roses et à mon spectre.

"-Si c'est Lamia Scale qui le dit, alors autant éviter d'aggraver la situation ~"

Foutage de gueule ? Oui peut être, mais en même temps, je préférais passer pour un "j'menfoutiste" plutôt que quelqu'un qui prends la fuite. Je commençais à me diriger vers une auberge située pas loin, et.. pour être sûr que la demoiselle ne me suive pas, je décidais de lui jouer un petit tour ~ Mon spectre se situant actuellement dans ses bras, je lui donnais l'ordre de l'embrasser fougueusement et langoureusement pendant de longues minutes, histoire que je puisse m'en aller sans aucun problèmes. Une fois assez loin, je reprenais difficilement le contrôle de mon spectre et coupa le baiser. Je faisait apparaître un visage totalement gêné avant de lui faire pousser un soupire.

"Je déteste quand il fait ça..... Au moins, il est parti, je suggère de le laisser tranquille et de poursuivre notre discussion, je vous paie la prochaine tasse de thé. Ah et, désolé pour le baiser, encore un mauvais tour de mon frère.
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Lun 10 Aoû - 23:21


« Savourante expérience ~ »






T

andis qu’un maraud embrassait la terre, la belle rouge étreignait sa compagne. Elle avait d’étrange cet abîme, où sa trogne enfantine, contrastait avec ses élans bienveillant. Ses bras maternels, si délicats, témoignaient de la douceur à la donzelle. Chose qu’un sinistre gredin lui aurait pu jalousie. Il fut bien brave de retenir sa leçon, quoiqu’elle se permit soupçon. Et elle l’admira, filant impunément, se fichant d’elle comme d’une éthique. Nul blâme ne lui trottait. A vrai dire, elle se navrait presque de le voir déguerpir. Il l’intriguait d’aventure. Cette nonchalance, cette décadence, voilà qui la fascinait. Mais s’il redoutait la sorcière, alors grand bien lui fasse de s’enfuir. Elle l’aura préféré de retour à la table, à proférer miles excuses. Hélas, il n’en fut ainsi. Elle le salua tandis qu’il s’évanouit de la place, lui susurrant à l’esprit un doux au revoir. Elle ne paru hypocrite.

Du reste, elle ne s’en fit guère. Il n’irait bien loin, sans elle, sa moitié soumise et nécessaire. Cette dernière pouvant étouffer, entre des monts aussi moelleux que généreux; elle pensa l’en délivrer, si d’oxygène elle venait à manquer. Soudain, sans crier gare, la donzelle vint s’emparer de ses lèvres. Elle les savait irrésistibles, d’après certains. Naguère encore, nul ne put goûter à sa chair, à son être. Le phénomène l’ébranla. La surprise l’amusa. Et de marbre elle demeura, agripée par la fougue. L’Azriel ne su que fait, hormis laisser faire et savourer l’expérience. Un torrent de pensée la submergeait, l’enlevait. Si la belle n’avait d’empathie, elle se ravit d’un constat. Son savoir grandit, elle n’aspirait plus qu’à pratiquer ces bagatelles d’hominidé. Du reste, une peuplade s’était évanouie, tout comme lui. Sans doute craignait-on les ravages de la mage. Mais elle n’alla s’empourprer, se déchainer. Et regagnant sa bonne chaise, pour y prendre ses aises, elle sourit.


« Ne le soyez pas, désolée. Je devrais plutôt le remercier, pour cette fabuleuse expérience. Mais dîtes-moi, qu’est-ce que cela vous procure au juste ? Etait-ce là un élan d’affection, par intérim ? Il ne m’apparu timide ou homme à rougir pour un rien. »

La sorcière avait d’effrayant cette verve délectable, agrémentée d’un faciès impassible, figée dans une candeur maternelle. Elle n’éprouvait à vrai dire, qu’un intérêt grandissant pour ces interrogations délirantes. Voilà une dame sans honte ni regrets. Ses lèvres n’étaient dont souillées, sa personne nullement abusée. Elle en redemandait à dire vrai. La démente accueillit sa charmante créature sur la table, l’étreignant avec douceur et ardeur. Puis elle caressa cette frimousse, innocente et maline. Lyra fixait l’albinos de ses prunelles lunaires, émettant ces petits cris d’enfant. La sorcière n’avait soif que de savoir. Seul demeurait l’aimable garçon de table, à disposition bien que terré en son antre. Elle espérait juste, n’avoir froissé la jeune fille. Elle était si maladroite, que trop franche parfois. Et il lui plairait fort de retrouver ce chenapan, à défaut d’engranger savoir plus grand. Peu à peu, la place pullulait d’aventure. L’incident n’était plus, la rumeur ne couru.



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Dim 18 Oct - 4:29
Franchement, je me demandais vraiment ce qui tournait pas rond dans la tête de cette nana. Enfin... je dis ça mais je ne sais pas non plus ce qui tourne pas rond dans la mienne, quand on regarde,je ne pense pas que le fait d'embrasser cette idiote avec mon spectre était la meilleure des diversions, qui sait ? Peut être un manque depuis l'absence de Yuumei qui sait ? Le problème c'est que je suis du genre à réfléchir uniquement après avoir agit, et quand je repense à la scène je me dit : "Mais putain ! Weiss ! Tu n'es pas là pour jouer les Lesbiennes ! C'est du vol d'argent que tu es censé faire ! Pas de baisers !" Mais bon, maintenant je suis tranquille, mon spectre est toujours actif. Il faut juste que je sache plus d'info sur cette mage pour que mes spectres prennent son apparence plus tard.

Donc : Je me demandais ce qui tournait pas rond dans sa tête car elle n'avait nullement l'air d'être dérangée par ma diversion qui était.... bah il faut dire osée ! Nombre de filles auraient réagit en mettant une baffe ou autre, là pas du tout ! La suite était encore plus déstabilisante, demander ce que le baisait procurait, ça pouvait aller encore mais le "Il ne m’apparu timide ou homme à rougir pour un rien." me perturbais. J'avais peur que ma couverture finisse par être brisée... même si le spectre peux rester présent jusqu'à ce que ma réserve de magie se retrouve épuisée, le manque de concentration peut aussi le faire disparaître. Je devais donc me reprendre et essayer de trouver une solution de rattrapage.

-Même si beaucoup de gens cherchent l'amour dans les temps qui courent, je préfère faire attention lorsqu'il s'agit de donner de l'affection... Ce baiser m'a gênée, étant donné qu'il n'a été fait en toute sincérité.

Bon, les rimes n'étaient pas obligatoire, mais je dois quand même tenter de rester dans mon personnage, même si je n'ai pas vu beaucoup de bardes parler ainsi, je trouvais ça plutôt sympa. Même si je doute que cela suffise à "noyer le poisson" si je puis dire ainsi. Je poursuivais donc la discussion.

-Je ne trouve pas que rougir suite à un baiser soit un comportement masculin, tout le monde peut avoir une petite part de timidité dans des situations telles que celle-ci, c'est ce qui peut rendre certaines personnes très charmantes, même derrière des airs froids

Non non, je ne me lance pas du tout de fleurs ~
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Jeu 26 Nov - 14:18


« Gredine en sourdine ~ »






T

rop bonne pour feindre un mensonge, elle songeait du reste à planifiait une mascarade. Mais elle n'irait accabler le bel étranger. Elle lui préférait alors une proie plus docile, et si facile. Ces albinos lui semblaient mets de choix. Et l'innocent bellâtre aux prunelles de framboises, était son cobaye. Lui vivait la houle d'expérience délirantes. Là elle cogitait d'aventure. Des pas délicats et d'une malice tentatrice, pouvait-elle conquérir et chérir ? Cette pensée l'amusait, l'obnubilait. Elle désirait fort s'y adonner. Mais elle se fourvoyer, et n'allait qu'abuser un pauvre hominidé. Sa trogne figée en angélisme n'en laissait rien paraitre. Elle demeurait insondable, délectable, effroyable. Certes elle avait grande envie de s'en retourner à Shirotsume, afin d'abuser un grand dadet pouvant l'adorer. Mais elle s'en gardait bien, le devoir l'avait ici enchainé. L'Azriel buvait dont ces palabres. Le discours soulevait bien des thèses, l'exploitation de ses pistes la donnait véridique scientifique.

Elle tenait ces manières d'une sorcière, qu'elle aurait tôt fait d'évoquer en sa panoplie de bonne fée. Voilà qu'elle songeait à ce grand impudent, ayant délaissé sa jumelle. La belle demeurait figée, admirant la donzelle. Nombre gens la devaient envier. Elle côtoyer la désirable, mandant un garçon à sa table. Lui avait tout loisir d'apprécier sa beauté. La rose ne s'empourprait de ses regards captivés, qu'elle aimait fort à s'accaparer. Elle arborait du reste, une aberrante insouciance. Et sa compagne n'avait tord, si naguère elle pensait ainsi, à la se navrer d'un sinistre constat; l'Alucard était étrange. Son angélisme ne pouvait guère abuser les hauts esprits. Ceci frémissaient à la voir si joviale, et en même temps si étriquée, si malsaine. Nul n'osait la blâmer. Et lui mander qui elle était l'amusait. La belle demoiselle ne savait s'analyser. Soudain, l'aimable serveur desservait ses consommables. Elle le congédiait d'une douceur, gravure aux lèvres irrésistibles et candides. Le voilà évadé, en rat apeuré.


« Que dois-je dont en penser ? Essayait-il de se faire pardonner son attitude renfrognée ? Qu'il se rasure, je ne m'en suis nullement retrouvée offusquée. Bien, ce fut un plaisir de converser, merci. Bonne journée, l'amie. »

Sa soif étanchée, au mépris d'une bien gourmande fée, la sorcière saluait dont sa comparse. Elle l'espérait quitter en douceur. Son tact légendaire s'émoussait quelque fois. La dame de pourpre se levait alors de table, délaissant ainsi l'espace convivial. Elle avait encore fort à faire. Là elle pensait s'adonner à la balade, et profiter d'une aimable bourgade. Si bien qu'elle dénigrait le désir d'une assemblée, sa chatoyante compagnie allait manquer. La détresse de ses gens, corrigés par de bien belles enfants, se voulait déchirer par un incident. Une vocalise disgracieuse s'était élevée, évadée d'une bouche guère admirée. Le rot déchirait sérénité et ciel, l'Azriel laissait alors paraitre un rire. Doux et cristallin, à l'étouffée d'une main. Puis elle prodiguait caresse à cette petitesse bien aimée. Lyra avait d'étrange, qu'elle enjouait la douceur, de sa voix mélodieuse. Un rire emplit d'innocence, d'insouciance. Cette paire irréelles allait s'avancer, s'élancer. On pouvait la gagner.



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Jeu 7 Jan - 23:54
Même si je suis désormais arrivé a destination, il fallait dire que je n'avais pas envie de terminer cette conversation maintenant. Imaginez une mage qui va jusqu'à lire dans les pensées parce qu'elle ne se trouve pas capable de se mêler de ses affaires, bon comme vous avez pu le comprendre, c'est cette fille aux cheveux rose. Ce genre de personne est tellement curieux qu'ils seraient capable de te suivre pour la moindre information aussi stupide soit-elle. Elle serait très bien capable d'essayer de me suivre pour savoir si j'aime le pâté par exemple Oui, ça fait peur, je le conçoit, mais là, ça serait plus pour la bourde que j'ai fait avec mon spectre qu'elle serait prête à me chercher.

Donc, quitte à ce qu'elle bouge en ville, autant assurer mes arrières. Je ne suis pas un gars qui sait tenir longtemps un discours, mais ce que je peux bien faire, c'est laisser mon spectre la suivre et poursuivre la conversation. Vu que je suis de retour à l'auberge, je peux m'allonger tranquille et faire le moins d'effort possible.

-Dans ce cas, me permettrez vous de vous accompagner un bout de la route ? Un peu de marche me ferais pas de mal en cette belle journée. Et je pense que personne ne remarquera l'absence d'une simple joueuse de violon.

C'est tout de même paradoxal ce qui arrive... Je fais tout pour me cacher d'une potentielle stalkeuse et il arrive que c'est moi qui fait tout pour la suivre et avoir des informations sur elle.. Il faut dire que c'est la première fois que ça m'arrive, et que c'est intriguant. Vous savez ? Quand on trouve une personne ridicule au plus haut point avec un intellect limité mais qu'au final, on reste intrigué sans raison particulière ? Bah je pense que c'est ce qui m'arrive donc franchement, vivement que cette affaire soit réglée.

-Nul ne vous oblige d'accepter ma demande, mais cela serait dommage d'arrêter une discussion qui paraissait si bien lancée.


Franchement. Pourquoi je fais ça ?
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Dim 10 Jan - 20:21


« Le mystère éventré ~ »






A

lors que la belle rose pensait la quitter, d’un pas assuré, une douce voix l’interpela. Là elle se figeait, on la mandait. Elle fit dont volte face, d’une gestuelle enrobée d’une pincée de grâce et d’élégance, sans pourtant éventrer l’image d’une simplicité. La donzelle laissait glisser ses carmines gamines, l’air inchangé. Une angélique au sourire impérissable, que trop adorable et désirable. Elle empestait l’étrangeté. Sa bonne fée admirait d’aventure l’albinos qui se déclamait. Elle lui paraissait si enjouée à l’idée de l’accompagner. Et cette perche qu’on lui tendait, la ravissait, l’émoustillait en sourdine. Voilà un prétexte de qualité afin d’enquêter. Elle avait d’étrange ce grand pêché, sa lubie impie du savoir. Là elle acquiesçait, un geste simple, épuré de toute agrémentation verbiale. Nul besoin de discours pour lui signifier qu’elle était enchantée. Mais elle tendait son filet, un traquenard l’abusant depuis toujours. Elle ne pouvait s’en empêcher.

La créature trônant en ses bras maternel levait alors ses prunelles aux rondeurs n’ayant d’égale que sa corpulence lunaire, à l’égard de sa maitresse. Lyra était-elle intriguée ? Nullement, elle gesticulait un brin et poussait ces vocalises de moutards fêtards. Signe qu’elle était également ravie de cette compagnie. Sans doute espérait-elle en entendre d’avantage. Une fois gagnée, la dame de rouge emboîtait le pas à la donzelle. Elle portait la ballade, paisible. L’Azriel s’imaginait bien qu’elle ne désirait s’en retourner à son foyer. Sans doute craignait-elle qu’un sinistre maraud s’entiche d’elle. Et ce fieffé coquin ne l’étonnerait jamais s’il rossait sa moitié. Elle pensait donc l’en éloigner, le temps qu’il se soit apaisé. Loin d’elle l’envie de le juger. La belle se laissait pourtant aller à des bagatelles, des pensées l’ayant jadis amusée. A vrai dire, le populisme s’aimait à croire que diables et malandrins étaient des pires lorsqu’on les savait doté d’une grande beauté, intiment bien souvent la pureté.

Mais il n’était un bellâtre à ses prunelles si cruelles. L’étranger n’était rien de plus à son sens, quoiqu’il demeurait une énigme la tiraillant. Alors elle espérait fort le retrouver ce pauvre bougre, cet albinos et sac d’os. Revenant à sa compagne, la sorcière ne manquait guère de lui dédier son plus beau sourire, si touchant, si charmant. Il lui incombait seule de lui changer les idées. Mais elle se devait de lui proposer la salvation, aussi lui fallait-il converser de cette vérité qui dérange. Elle pensait lui intimer de se fourvoyer d’aventure, tandis qu’elle méditait les faits.
« Votre frère vous abuse-t-il depuis longtemps ? Je pourrais vous aider, et lui aussi s’il a des ennuis, je suis mage après tout. » Par ses dires décochés en toute nonchalance, elle enlisait l’image qu’elle donnait d’elle. Son plan reposait sur ce temps gagné, cette sottise inspirée. Mais son tact était des plus déplacé, sa subtilité laissait à désirer. Elle devait pourtant s’y essayer. Peut-être fallait-il les aider.

Elle profitait de ses palabres pouvant engendrer une certaine confusion, afin d’assembler le puzzle de la vérité. Tout la ramenait à lui, le marionnettiste. Sa compagne n’était qu’un instrument, à l’image d’une prostituée pour son employeur. Il n’avait à son égard aucune pitié, et ne semblait nullement tenir à elle. Peut-être masquait-il ces choses-là, elle était pensée jumelle. Un lien puissant les unissait, mais il lui paraissait plus dépendance que jouissance. Il la tenait en son emprise, irrévocable, absolue, incontesté. L’avait-elle broyé ? Un tel procédé mandait longue duré. L’Azriel avait également noté qu’il n’agissait jamais de concert avec sa créature. Il lui fallait pourtant impérativement la regarder sil voulait la manipuler. Hors il était demeuré affalé sur la table, ne pouvant donc admirer sa victime. Il lui semblait bien impensable qu’un hominidé si jeune ait dépassé son mentor, une mage sainte ayant pourtant maitrisé son art. Il l’intriguait par son énigme ardue.

Alors elle songeait à ce qu’il n’use de cette magie si singulière. Elle savait bien des choses et avait étudié le savoir sur nombres sortilèges. Sa mémoire fabuleuse ne lui ravivait nul souvenir quand à la lecture de pareils faits relatés, ce freluquet possédait des capacités jamais analysées, ou tout du moins non couchées sur le papier. Voilà qui l’émoustillait d’aventure, elle désirait l’étudier. La sorcière étriquée se penchait ensuite sur une dernière épine à ôter de son esprit. Par quel prodige communiquaient-ils. La rose ne pouvait infiltrer que son esprit à lui. Mais alors comment diantre lui transmettait-il ses ordres ? Elle en vint à penser qu’il pouvait juste lui insuffler sa volonté, telle la puissance qu’on offre en pâture à une gargouille afin de l’animer, de la voir perdurer. L’affaire demeurait floue mais elle pouvait affirmer qu’il la contrôlait par son esprit, et sa magie était projetée afin que l’albinos exécute la moindre volonté. Et le voir déchanter faisait se figer l’être animé.



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Lun 1 Fév - 4:36
Un gros bordel. Voila ce qu'il s'est passé dans ma tête lorsque j'entendis les dires de la demoiselle. Même si elle s'adressais d'abord à mon spectre soit "ma soeur", j'avais l'impression que le message s'adressais directement a moi. Du coup je ne savais quoi penser, d'un côté je me disait que ça serait inutile et que je devrais refuser tout simplement. De l'autre côté, c'était beaucoup plus compliqué, vu que je pensais sérieusement à laisser le rôle de méchant de côté et dire "Oui bien sûr aidez moi a retrouver une fille qui est probablement morte en plein milieu du désert de cristal", le côté "méchant trop dark" que j'ai ferait qu'elle irait droit au casse pipe et que j'aurais enfin la paix après tout. Ce qui me perturbe surtout, c'est que c'est la seule personne ayant proposé une aide depuis que Yuumei est portée disparue suite à mes conneries. Je n'ia pas envie de rentrer dans les détails, mais j'ai l'impression que c'est aussi une opportunité de sortir de la solitude aussi cruche que cette fille puisse paraître. Il faut a un moment que j'arrête de jouer un rôle que je ne sais pas tenir, et que j'arrête de m'enfoncer... Mais ça ne sera pas pour tout de suite, je ne m'en sens pas capable... Peut être à cause d'un problème d'égo qui sait ?

Je ne sais pas combien de temps a duré ma réflexion, mais ce qui est sûr, c'est que c'était assez longtemps et assez profond pour que j'en perde le contrôle de mon spectre. Celui-ci n'a pas disparu mais il s'est mis à agir seul, chose qui n'arrive jamais. A la place de contrôler, je me retrouvais spectateur pendant un court instant, je voyais cette coquille vide que j'avais crée de toute pièce prendre l'initiative de se tourner vers la demoiselle en lui disant ceci :

-"Faîtes le ! Même si il refuse !

La manière de parler était différente de la mienne, comme-ci qu'elle commençait a assimiler son propre langage, ce ne fut que très temporaire avant que j'arrive à reprendre le contrôle du spectre. De l'extérieur, cela se voyait comme quelqu'un qui était absente pendant ses dires avant de reprendre conscience. Pour éviter tout autre dérapage, je décidais de mettre fin aimablement a la conversation avant de repartir doucement. Je ramène le spectre a l'auberge, le coup de l'absence m'étonne énormément, et je préfère étudier ce phénomène plutôt que de songer à me faire aider par cette cruche. Mon sens des priorités peut paraître étrange, mais si a partir de ça, je peux finir par réussir à donner une conscience à mes spectres, ça me faciliterait la tâche.
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Jeu 11 Fév - 13:09


« Traque de maniaque ~ »






L

a balade berçait la dame de rouge, et avec elle sa bonne fée reposant en ses bras maternels. Sans doute la créature s'aimait-elle à savourer les vocalises d'un organe pourtant impassible. L'Azriel avait le cœur inébranlable, il pulsait d'une même rengaine depuis belle lurette. Seuls les affres de la bataille savaient l'éprouver. Cet aria de machinerie profonde hypnotisait l'étrangeté, tandis qu'elle se complaisait à reposer à quelques voluptés. La belle rose n'avait manqué de lui accorder grand crédit, laissant alors choir son regard à son égard. Elle s'aimait à l'admirer, cette compagnie savourant pleinement sa vie. A l'instar de quoi, la sorcière ne se permettait pareille jouissance avant d'avoir réglé quelques affaires. Voilà qu'au détour d'une allée bien famée, hélas guère peuplée par cette splendide journée, on l'interpelait. La donzelle qui la suivait venait l'apostropher. L'étrangeté de la scène ne manquait d'amuser la sorcière, un brin étonnée.

Quel ravisseur permettait encore à sa captive de déambuler en toute impunité, de lui accorder cette liberté, tout en ignorant qu'elle pouvait mander à le voir gagné ou bien attrapé ? Là elle songeait à réviser ses hypothèses. Et si la demoiselle avait enfin émergée ? Elle pouvait s'être plié à sa volonté en l'attente qu'apparaisse une bonne âme, alors bien capable de la délivrer. Mais elle avait d'étrange de ne jamais se soucier des sévices qu'on lui infligeait. Et nul créature ne pouvait se moquer de pareille existence. certes l'Azriel n'avait que faire de vivre un calvaire en son épopée, qui lui raviverait la souffrance et détresse de la débâcle, et l'impuissance cuisante, ayant découlée de la bataille face à l'horreur ailée. Mais n'était-elle point l'unique enfant capable de ceci ? Elle se réservait là le doute pouvant tout changer, tandis que sa théorie s'affinait. Cette dernière bicéphale, l'amusait tant. Elle avait fort à faire, et espérait qu'un traquenard ne lui était tendu. Quoiqu'elle saurait le déjouer.

Et le possible marionnettiste s'esquiverait-il d'aventure à sa morsure spirituelle. L'Azriel y voyait-là une bien belle occasion de gagner ce grand coquin à analyser, à l'énigme à saisit et engloutir. Elle avait du reste, décelé une édifiante sincérité en ces dires de poupée. Le pantin du jour proférait suppliques. Ce qu'elle ne pouvait dénigrer, et allait enjouer sans rien négliger. Il lui fallait bâtir une stratégie susceptible d'aborder au mieux l'albinos, qui ne pouvait désirer qu'elle vienne l'ennuyer. Loin d'elle l'idée de le séquestrer ou abuser, elle préférait la douceur agrémentée de subtilité. Là elle dénotait une nouvelle étrangeté, la donzelle s'excusait de ne pouvoir lui demeurer. Elle s'évader en bonté certes, mais elle éveillait sa diablerie de curiosité. La sorcière saisissait prestement que sa raison avait dû s'émousser, qu'elle était d'aventure manipulée. Ou bien le coquin l'avait-il mandé. La voilà qui s'éclipsait. La belle rose avait tout loisir de la pourchasser, ce à quoi elle s'adonnait.

En sa cavale féérique, rien le la trahissait. Elle savait filer des malandrins en toute furtivité. Certes elle n'était de noir drapée, et ne mariait guère à la pénombre des ruelles escarpées. Sa filature la donnait d'aventure plus silencieuse et organisée, discrète et bien avisée. Elle échappait alors aux regards en arrières, à la vigilance qu'on pouvait lui accorder. Mais elle émerveillait tant qui l'épiait. En son sillage, la belle rose accablait plus d'un hominidé tant elle semblait époustouflante. Ou sa superbe n'était-elle en cause ? On la savait attrayante, que trop délectable et désirable. Sa bonne chair s'exaltait, bondissait, tandis qu'elle déportait ses beaux souliers à la site d'une entité à la chevauchée effrénée. Hélas pour elle, nul obstacle ne la retenait, aussi se figeait-elle au détour d'une ruelle. Parvenue au lieudit, elle retrouvait souffle et apaisait son chérubin désorienté, trônant là au creux de ses bras. D'un doux baiser elle la ravivait tandis qu'elle s'interrogeait. Et elle se reposait.

Quelle fenêtre donnait sur son antre ? Peut-être viendrait-il à se trahir, en s'avançant et vérifiant qu'on ne l'avait suivi. Sa cervelle méditait encore le cas de celle qui l'avait suppliée. Elle ne parvenait tant à trancher entre l'hypothèse d'une vivante manipulée ou celle d'une chimère destinée à la distraire. Ainsi dérivait-elle sur le cas du bellâtre. S'était-l bien retranché en ses quartiers, ou n'était-ce qu'un leurre, une ultime fourberie ? Elle n'avait que faire de s'enliser au marais, nul traquenard ne la retiendrait d'exhausser la malheureuse. Alors après quelques instants, elle profitait d'une occasion de pénétrer la bâtisse furtivement. Sans avoir l'air étrangère. Elle ne désirait guère éveiller les soupçons. Puis elle retrouvait l'aimable gérant de l'établissement. Il lui trouvait plus de charme que d'ordinaire. sans doute était-il conquis par ces quelques perles de rosée, ruisselant de ses chairs exposées. Elle n'arborait nulle fragrance de pestilence. Déposant sa créature, elle usait de charme.

Affalée à demi au comptoir, la jouvencelle avait les pattes croisées a bois vénérables et lisse, tandis que ses courbes généreuses y reposaient, en débordaient. Elle savait plaire t séduire. La sorcière abusait sans vergogne de qui l'adulait. Là elle lui mandait en pensée qu'il lui dévoile le registre où étaient consignés les informations relatives aux réservations. Puis elle avançait l'idée d'avoir peut-être oublié son numéro de chambre. L'aimable comptable n'y vit-là subterfuge. Il gardait les clés une fois ses clients envolés, alors elle la réclamait à la consigne. Il lui tendit dont, alors qu'elle mémorisait les résidents actuels de l'auberge. Enfin elle lui rendait grâce bien poliment. Et le quittant elle filait à sa chambre. Là elle pensait se dépouiller du tissu imbibé de sueur, afin de se plonger sous l'onde ardente. Elle prit grand soin de n'être guère plus remarquée. Elle avait tout loisir d'échafauder son plan de bataille tandis qu'elle ôtait la souillure accrochée à ses chairs. Soudain Lyra déboulait.

Sa malice lui intimait de l'étreindre et laver avec elle. Ce à quoi elle s'adonner. Elle y prit grand plaisir, s'amusant telle une enfant, ce qu'elle demeurait au fond. L'ennui ici, était que d'aucun des albinos n'était renommé, ni n'avait déclamé son patronyme. Alors elle songeait à visiter trois bonnes demeures, car elle avait bien noté que trois clés affilés à la gente masculine manquait à la consigne, c'st donc que ces hommes demeuraient en leur chambre. Sa proie ne était de ceux-là. A sa pensée il avait dû s'épuiser à manier avec tant d'adresse sa jumelle, ainsi lui aussi ne pouvait s'évader dans l'heure. Et elle semblait persuadée, à l'avoir étudié, ce maigrichon ne pouvait bénéficier d'une endurance aussi formidable qu'elle. Elle avait dont tout loisir de frotter et rincer, puis laisser sécher son bel ensemble de rouge. Avant d'endosser peu après, sa panoplie de sorcière, si atypique mais laissant deviner quelques voluptés fort aguicheuses. Celles-là séduisait qui elle visitait, des célibataires alors pétrifiés devant sa grande beauté, et sa verve aussi délectable.


« Bonjour brave gens, une beau geste pour les enfants de l'orphelinat de Crocus ? C'est qu'Halloween arrive à grand pas, et nous autres espérons leur offrir des festivités pouvant effacer les maux qui les rongent. Un joyau la friandise maison. »


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Lun 12 Déc - 18:06
Une fois le spectre ramené, je fermais la porte de la chambre et je me mettais à fixer cet être factice dans les yeux pour m'assurer qu'il n'y avait rien dans son regard, que ce n'était bien qu'une coquille vide, ce qui avait l'air d'être le cas. Ensuite, il me fallait vérifier qu'il ne fasse rien sans que je lui demande, qu'il ne parle pas qu'il ne se défende pas.... Je voulais qu'il ne fasse RIEN du tout. C'est pourquoi je me suis mis à gifler le spectre brusquement, oui c'est une méthode brusque et alors ? Je ne comprends pas ce qu'il s'est passé et cela a tendance à sévèrement me gonfler ! C'est totalement absurde je le sais ! Mais je voulais absolument que le spectre me réponde ou fasse quelque chose qui pourrait m'expliquer ce qu'il s'est passé ! Ce pourquoi je continuais mes coups sur ce pauvre spectre, comme si je libérais ma colère.

La gifle laissa place à des coups de poing dans le ventre, faisant se plier le spectre en deux, puis je continuais par quelque coups de pieds bien placés faisant se retrouver le spectre au sol dans un état pitoyable. Sauf que normalement, il était censé rester debout et ne pas avoir de réaction humaine ! Je poussais un gros soupir, ça me gonflais et m'effrayais à moitié. J'avais l'impression d'avoir perdu le contrôle du spectre, ce, qui est une première fois d'ailleurs.... Puis, toujours dans la plus grande incompréhension, je l'entendais dire "Yumei te verrais, elle aurait honte de toi". C'était la goutte de trop pour me mettre hors de moi, je me précipitais à nouveau vers le spectre pour lui remettre une salve de coup. Sauf que cette fois-ci, elle décidais d'opposer un signe de résistance, c'est alors qu'elle me bouscula contre le bureau avant d'ouvrir la porte de son propre chef, la faisant tomber nez à nez avec.... Cette foutu mage, encore ? Je crois que là, j'étais dans la merde la plus totale. Dans un mouvement de panique, je tentais de bousculer les deux demoiselles et de m'enfuir en courant comme je l'ai toujours fait lorsqu'un plan est foutu.

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Ven 23 Déc - 22:17


« Discourir sans sévir ~ »






P

lus elle visitait d’hominidés, plus elle se navrait de ne débusquer le scélérat qui pouvait battre sa moitié, comme châtié sa chose, sa servante. Et si elle n’en laissait rien paraitre, demeurant des plus agréables, patiente et paisible en ses traits et démarches; la délectable donzelle au visage se consolait un brin. Sa trogne adorable agrémentée d’une silhouette alléchante et de dires touchantes, n’avaient récoltés pas plus de trois sous. Ces gentilshommes savaient chavirer devant la belle, mais sa grande bonté songeait à grossir la cagnotte avec sa maigre bourse. Elle n’allait ceci dit blâmer ces gens, dont les vies ne devaient être si florissantes et lucratives qu’ils le voudraient. Elle quittait dont ces prolétaires à qui elle rendait grâce, avant qu’ils n’aient l’audace d’espérer la séduire. Le tout d’une manière si délicieuse qu’elle intimait grand respect. Ses souliers quiets se déportaient au palier de la chambre où résidait le grand coquin qu’il lui fallait aider. Puis elle songeait à l’accueil qu’il allait lui réserver.

Feindrait-il l’ignorance et l’indifférence ? Ou serait-il jamais surpris, voire paniqué ? Elle n’avait que faire de lui déplaire. Bien qu’elle s’imaginait assez qu’il trouve étrange sa nouvelle panoplie, toute aussi loufoque que la précédente. La belle excentrique se figeait sur le pas de la porte. L’antre grondait, bien que le bois étouffait à demi le phénomène. Voilà qui l’interpellait. La savait-il tout près ? Le misérable avait très bien pu arracher des aveux à sa captive, sous la torture. Si bien qu’il lui était possible d’en perdre la raison, puisqu’il se révélait pris au piège, fait comme un rat. Et il devait redouter la venue de la jouvencelle aux prunelles de pourpre. A vrai dire, l’éventuel calvaire d’une belle enfant la laissait de marbre. Elle n’avait été qu’un outil, un moyen de parvenir à ses fins. Ce qu’elle se gardait bien de lui signifiait, en vérité. La pauvre n’avait besoin d’entendre de pareilles horreurs, bien au contraire. L’Azriel se voulait plus maligne que son compère la crapule, elle savait gagner la confiance des victimes afin d’en tirer profit, et son emprise n’allait ici s’estomper.

Elle n’éprouvait-là nulle émotion, encore. Puisqu’elle avait coutume de feindre les rictus de l’âme humaine, afin de palier à sa cruelle et ennuyeuse empathie vacante. La sorcière rêvait de saisir la subtilité voilée derrière les traits et déboires pouvant défigurer les hommes, puisqu’elle-même n’était que rarement surprise d’en vivre des brides. Elle n’avait pour l’heure qu’endurer la morsure du désespoir, de la honte et de l’impuissance. Des maux bien singuliers qu’elle pensait retrouver chez son compagnon d’infortune. Celui-là-même qui pensait s’évanouir dans la nature, au détour d’un fracas pouvant arracher du monde à ses songes. Il profitait-là d’une bien belle aubaine, une diversion s’accaparant, l’espace d’un fugace instant, les pensées de la rose. La victime du couard venait s’échouait à ces monts douillets, on lui fondait au corps pour trouver refuge, se disait-elle. Ce qu’elle enjouait naïvement d’une étreinte agréable. Elle intimait tendresse de ses carmines gamines à l’éclat factice mais au combien trompeurs tant son joli minois aux traits délicats l’enjouait.


« Votre monde s’écroule et vous préférez la fuite à la bravoure. Mais que fuyez-vous au juste ? Ou plutôt, qui vous chasse loin de ces rivages où la débâcle vous attend seule ? Ne dit-on pas que l’échec est gage d’expérience, et qu’à terme il y a la réussite. Vous ne serez vous parfaire, comme vous sauver vraiment, qu’en acceptant vos blessures, qu’en affrontant vos démons; je vous l’assure. »

A ces dires qu’elle destinait au chenapan, elle agrémentait un bien délicate attention. Elle employait toute sa puissance à arracher des portes, une à unes, avant d’essayer d’endiguer au mieux l’avancée du maraud. Elle espérait-là faire barrage, bien qu’elle préférait que ses palabres aient plus grand effet. La brutalité dont-elle faisait preuve dénotait fort avec ce masque impassible, enjoué, maternel. L’Alucard avait d’étrange ces élans d’altruisme qu’elle dispensait à loisir. A vrai dire, elle s’aimait fort à conter ces dires que ces pauvres bougres, qu’elle n’estimait guère vilains, devaient vouloir entendre. Nombre gens égarés dans les ténèbres, la solitude et le vice, en quémandaient naguère la douceur, la bonté. Et la sorcière, lorsque se pouvait faire, soufflait mots à ce propos. Mais ce pauvre hère saisissait-il quelle démence la piquait dont ? Lui qui dénigrait l’affaire, tout hardi et aveugle à l’égard de ses maux qui l’affligeaient d’aventure. Pouvait-il si aisément se défaire de sa hargne, de son désir d’escapade. L’instinct régissait-il son royaume de l’esprit en cette heure, songeait son terrible détracteur. La belle rose devait hélas redoublait sa frayeur, sa panique.

Puisqu’elle l’avait ici pourchassé et acculé. Mais elle n’avait la verve et le geste si laid du reste. Là où elle n’usait de virulence que pour le retenir, un autre aurait bien pu le meurtrir, sans vergogne, au nom d’une justice lui prêtant ce privilège. Mais pas elle. La sorcière préférait bien la diplomatie à la barbarie. Certes elle se voulait implacable et diabolique, mais il l’y obligeait. Là elle avait bon espoir que sa proie ne s’adonne à la facilité, ni ne cède à l’ivresse de la paresse. Ainsi le bellâtre ne serait plus victime de quiconque, surtout plus de lui-même. Elle n’avait ceci dit point songé qu’il lui file entre les doigts, aussi n’avait-elle scellé l’entrée d’où s’évadait sa chère et tendre, la bonne fée qu’un vacarme nouveau alarmait. La créature minuscule que le bélître insolent pouvait gagner, si d’aventure il parvenait à se faufiler entre les pièges que tissait la moire, et faire captive de sa cruauté. La demoiselle drapée de noir et de blanc, à la grande coiffe et habits bouffants, ne serait surprise de voir surgir du néant un éclair d’argent, une lame destiné à apeuré la belle ronde. Quoiqu’il pouvait tout aussi bien ne pas lui parvenir, comme trébucher sur le balais que portait la malheureuse pouvant-là se vautrer, du fait de sa maladresse légendaire. A voir.


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Lun 30 Jan - 21:41
La panique, ce terme désignant Pan, dieu mythologique inspirant la peur aux ennemis de ses sujets par ses bruits. Cette terreur soudaine qui affecte considérablement le raisonnement de toute personne était le ressenti exacte de notre mage aux cheveux argentés. Il ne savait plus quoi faire autre que fuir, et même après la fuite que ferait-il ? Il savait très bien que la sorcière finirait par le rattraper un jour où l'autre étant donné qu'elle avait déjà réussie à le prendre en filature. C'est alors qu'il s'arrêta, écoutant attentivement les dires de la sorcière.

Tout ce qu'elle disait était vrai, il décida de prendre la fuite parce qu'il ne contrôlait plus rien, et ce, depuis le léger accrochage sur la terrasse. La simulation de l'agression, le spectre qui lança un appel à l'aide inconscient, la filature de la sorcière. Rien de tout cela n'était prévu et c'est pour cette raison qu'il avait totalement perdu les pédales au point de ne plus savoir quoi faire autre que prendre la fuite. Alors qu'un léger silence s'installa, une voix féminine se fit entendre.

-Si j'ai lancé un appel à l'aide, ce n'est pas pour rien. Cela ne sert à rien de fuir éternellement.

Cette voix était celle de son spectre dont il avait perdu le contrôle à maintes reprises aujourd'hui. Cela était la première fois que ce phénomène se déroulais. Ce qui avait tendance à énerver encore plus Weiss étant donné qu'il déteste ne pas savoir ce qui arrive surtout lorsqu'il s'agit de sa propre magie. Peut être avait-il oublié que le propre de la magie était qu'on ne pouvait l'expliquer ? Oui. Est-ce qu'il avait compris que son spectre reflétais son inconscient ? Non. Il était perdu, il ne savais ni quoi faire, ni quoi penser. Il se mit alors à ressentir une peur intense, il se recroquevilla au sol tout en tremblant, il ne disait rien, ne se contrôlais plus.

Une crise d'angoisse. Voila ce que notre mage était en train de faire.
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Dim 19 Fév - 17:58


« Monstrueuse mais généreuse ~ »






T

andis qu’elle laissait planer la menace de ses sbires flottants, esclave de bois arrachés sans vergogne à leur paisible quotidien, la sorcière demeurait aux aguets. Elle admirait le bellâtre figé dans ce couloir sans nulle échappatoire. Soudain, voilà qu’un être minuscule profanait son tribunal, mais elle n’allait blâmer l’entité à l’innocence inouïe. A vrai dire, le grand vacarme avait tôt fait d’ameuter les résidents de la demeure, bâtisse fort peu occupée. Ainsi donc il y avait-là quelques braves pour épier la scène, quand bien même la panique et la confusion rongeait leurs esprits larvaires. Seule la chimère et la belle rose, qui l’étreignait toujours, demeuraient impassibles au cœur du chaos. Et nul doute qu’on s’épouvantait déjà, fondait crainte quand à l’avenir, puis cogiter pour déguerpir. Là elle se demandait presque où allait leurs pensées. S’imaginaient-ils qu’elle était une angélique véritable, justicière et bonne enfant ? Ou bien en était-il autrement ? L’Alucard pouvait bien n’être qu’un bourreau ayant là acculé un pauvre diable, dont-elle détenait la moitié. Le bel habit atypique et sobre pouvait refléter cette apparence malveillance.

Mais la jeune jouvencelle n’avait que faire des déboires des sots et des ignares. Cette poignée de voyeurs effarés et frissonnants n’avait rien entendu du discours, pour mieux s’indigner de l’affaire persistante, la barbarie dont elle faisait preuve lui survivait. Et la sorcière ne pouvait saisir cette bêtise qu’avait l’humanité à ne se souvenir que des horreurs. Voilà que sa fidèle suivante tendait à lui revenir, elle l’espérait gagner malgré sa touchante maladresse et sa frousse gravée à sa figure. Des carmines gamines délaissaient un fugace instant la frénésie grotesque qui acculait sa proie, pétrifiée de terreur et de rage à son égard, afin de mieux contempler la magnificence de l’instant mémorable. L’Azriel saluait là la bravoure formidable de sa chétive créature. Celle-là même qui se frayait un chemin avec aisance d’entre les obstacles obstruant le passage. Et tandis que la bonne fée la gagnait, sa maîtresse délaissait le mirage qui n’avait plus guère d’intérêt, afin de mieux enlacer de ses bras aimants sa compagne véritable. Soudain elle relâchait son emprise sur les portes, venues fouler le sol en douceur. Et elle daignait écouter les palabres de l’abinos. Ces dires achevaient le misérable.

Avait-il succombé à l’écrasante impuissante qui le saignait jusqu’alors, ou bien la honte et le désespoir étaient-il ses détracteurs ? La belle à la grande coiffe voulait croire qu’il tendrait à éventrer cette infamie, qu’il s’en délivre par l’effort. Puisqu’il lui incombait seul de transcender ses faiblesses, tout comme la donzelle ne pouvait qu’énoncer les faits. Elle avait du reste hésité à lui fondre au corps, tandis qu’il ployait à genoux, comme résigné et souffrant. Là elle craignait de voir empirer le phénomène si d’aventure elle l’affligeait de sa présence, de sa seule existence. Mais son calvaire s’évanouirait-il tel un mauvais rêve ? Ce dilemme lui intimait l’inertie. Voilà que le gredin du bourg succombait à sa misère, effondré sous l’horreur du supplice. Le pauvre homme ne lui inspirait de pitié, là où de parfaits imbéciles se déclamait sans qu’elle daigne y accorder une once de crédit. L’enfant de miséricorde ne pouvait que déporter ses pas au chevet de celui qu’elle avait terrassé.

Si d’aventure la chimère était douée de raison, alors elle devait saisir la portée du geste. A vrai dire, l’Azriel n’y songeait même. Qu’elle disparaisse ou perdure, son existence n’avait plus le moindre intérêt dans cet esprit qui l’avait presque oublié. Et la poupée spectrale viendrait-elle endiguer la manœuvre à laquelle s’attelait la sorcière. Celle-là même qui dénigrait ces mines de petites gens risibles. La belle rassurait ces canailles prestement, puisqu’elle avait grand hâte de se défaire de leur sottise. Elle les chassait dont avec la promesse qu’il n’y avait rien à craindre, tout comme le brave aubergiste serait dédommagé. Nul doute qu’il rédigerait une plainte à son nom, mais elle n’avait que faire de pareille bagatelle, aussi puérile que la curiosité de ces gens. Une fois la foule congédiée, l’immonde figure de justice venait s’emparer de sa proie. La belle le tenait en ses bras frémissant comme ses jambes, signe qu’elle en avait peut-être trop fait et que la fatigue se faisait sentir. Mais elle se fichait également de ce genre de détail. Elle avait accompli son devoir et aidé son prochain. Ainsi, suivie de sa fidèle amie, elle avait tout loisir de se retirer en sa chambre. Du moins en théorie.

Là, si rien ne venait éventrer sa lancée, la belle enlèverait sa victime en son antre. Avant d’en scellée l’entrée et d’allonger ce corps si fragile dans son lit. Elle estimait en effet qu’il lui sciait mieux qu’un parterre dur et sans confort. Là il aurait tout loisir de se détendre, ressaisir et ressourcer. Hélas pour lui, la sorcière venait l’affliger de fers aux poignets et chevilles, des liens de tissu lui octroyant assez de marge pour ne pas être étiré. Puis elle lui déposait un linge imbibé d’eau fraiche au front, pour possiblement le prévenir d’une insolation ou autre maux lui pesant. La dame à l’esprit étriqué avait grand peine à saisir la nuance entre maladie et malaise, si bien qu’elle allait même tirer les rideaux. Et dans l’attente de son réveil fortuit, la belle s’installait dans un dossier de chaise avant de se laisser aller au repos réparateur. Lyra l’y suivait, entre ses bras agréables, sur ses cuisses confortables. Soudain elles s’éveillaient, arrachées de concert par le bellâtre qui déchirait la sérénité du silence. Une fine lumière flamboyante pénétrait la douce pénombre qui baignait la chambre. Une poignée d’heures avait dont défilé. Et tandis que sa camarade baillait, la sorcière soufflait mots.


« N’ayez crainte, je ne vous veux aucun mal. Je ne vous retiendrai pas bien longtemps, à vrai dire j’ai même une offre à vous faire. »

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Dim 18 Juin - 0:29
Nous pouvons tous être angoissés pour diverses raisons, la peur de rater un examen parce qu'on pense ne pas avoir assez révisé est une sorte d'angoisse. La peur de demander sa fiancée en mariage l'est aussi. Alors vous devez deviner que se retrouver acculé sans aucun échappatoire est forcément une situation angoissante. Au point à ce Weiss se retrouve complètement tétanisé avant de perdre connaissance. Mais ce qui devrait être encore plus angoissant est de se demander ce qu'il pourrait lui arriver. Après tout, se retrouver à la merci d'une personne qui n'est pas spécialement son alliée n'a jamais rien d'envieux. Encore moins lorsqu'on est attaché aux poignet et aux chevilles par le fer et qu'avec la mésaventure liée a son spectre, qu'il est impossible pour lui de considérer sa magie comme un échappatoire. Je pourrais même surenchérir en disant qu'il se retrouve face à Azriel Alucard qui garde un oeil sur lui depuis sa perte de connaissance mais, se retrouver dans cette situation ne veux pas dire que tout va mal finir.

Lors du réveil de Weiss, il constata dans quelle position il était, d'un côté, il se serait bien débattu pour essayer de faire quelque chose mais tout le monde sait que lorsque l'attache est bien fixée, nous avons beau nous acharner dessus, rien ne bougera, encore moins lorsqu'on a une faible carrure, que la fatigue nous guette et que l'on sort d'une perte de connaissance. Il écouta donc soigneusement les dires de la sorcière. Il savait au fond de lui qu'elle ne lui voudra pas de mal, au vu du fait qu'il soit dans un lit et avec un linge sur le front. Cependant, il resta intrigué par la proposition de l'offre.

-Et cette offre a un rapport à cet harcèlement depuis le début de l'après midi ? Si oui, il suffisait de demander. En espérant que le fait d'être attaché n'est pas dans le but de me forcer la main pour que j'accepte.

Il est toujours difficile en effet de devoir répondre à une proposition où un service lorsqu'on est pas en état de force, beaucoup peuvent l'interpréter comme une sorte de chantage. Weiss n'est pas du genre à céder à celui-ci sauf cas particulier et ceci, n'est pas un cas particulier. Le fait d'être acculé l'avait totalement désorienté il y a a peine quelque heures mais là, il a retrouvé son calme et saurait trouver un échappatoire si il le fallait.


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Sam 1 Juil - 19:16


« Une verve insidieuse ~ »






A

la faveur d’un tendre crépuscule qui s’annonçait, s’éveillait la sorcière. La pénombre accueillante de son antre paisible se voulait seule éclairée par la frêle lueur du dehors. Elle qui avait grand peine à se faufiler dans la chambre, à caresser d’une tiède chaleur ces figures adorables aux faux airs d’angéliques. Une seule entité s’émerveillait de cette splendeur naturelle. Elle en avait les prunelles rivées à la fenêtre, figées sur ces rideaux rougis dans la noirceur. Un rien lui suffisait, la ravissait. Mais qui irait blâmer cette chétive créature de s’ébahir devant pareille merveille ? Sa maîtresse à la trogne impassible avait-là fière allure, quand bien même sa parure ajoutait à sa fantaisie de l’âme. L’Azriel admirait quelques instants bien fugaces sa compagne emmurée dans le silence. La belle en semblait presque songeuse. A vrai dire, elle espérait saisir la subtilité de ce phénomène qui lui échappait et semblait narguer.

Puisqu’il lui apparaissait fort étrange de se voir seul subjugué par des contemplations si maintes fois savourées et que trop ordinaires. Mais elle savait sa bonne fée simplette et niaise, aussi pouvait-elle concevoir qu’une intellect figé dans l’enfance  ne devait trop connaître l’amertume des plaisirs devenus monotones. D’autant qu’elle-même n’avait pas ce genre d’ennui d’ordinaire. Jamais lasse ni enjouée de rien, la donzelle ambitionnait d’aventure de trouver sens à l’éphémère des sensations qui ne la traversait qu’en de rares occasions. Aussi enviait-elle un brin le bonheur ignare de sa camarade, sans savoir. Voilà que de carmines gamines sans éclat voguaient à un faciès plus abordable, et bien moins ardu à déchiffrer. Le pauvre bougre émergeait sans surprise, sans doute gagné par la sagesse qu’inspirait sa terrible détractrice. La vilaine avait les traits à demi dissimulés, voilés par la pénombre, renforçant de fait la menace qu’évoquait telle apparition ; hélas sans prétention.

Mais il la savait trop bonne pour ainsi l’abuser à l’extrême, le pauvre. Et son bel ensemble la drapant de noir n’avait ici d’utilité. Elle avait certes songé à redoubler l’angoisse du séquestré à l’aide d’une figure plus malsaine et troublante, si d’aventure il cherchait la vaine dérobade et la sotte violence des couards en tout genre, mais il lui apparaissait tout disposé à converser paisiblement ; de manière réfléchie et pertinente. L’Alucard avait grand foi qu’il demeure en bonne voie, et gageait qu’il restait doué d’une certaine jugeote. Voilà le genre de canaille qu’elle aimerait voir plus souvent, attentif aux petites attentions prodiguées et alerte au discours bien traité. L’insolite duo de la geôlière et du captif s’épargnerait dont bien des déboires, joutes verbales et autres dépenses absurdes, afin de mieux progresser de concert. Cette seule pensée la ravissait, à vrai dire. Du reste, avant de se déclamer, il lui fallait se dégourdir. Là elle délaissait le confort d’un dossier pour mieux se dresser en véritable colosse.

La belle pensait trouver profit à s’adonner ainsi à une poignée d’échauffements modestes, tandis que sa bonne fée déportait ses pas minuscules dans les rayons de rouge vers la fenêtre aux rideaux tirés. Puisqu’elle fomentait une vilenie de son cru, à savoir d’éventuellement agacer sa victime possiblement gagnée par des fourmillements ou autres gênes liées à sa position d’enchaîné. Elle demeurait bien subtile en sa démarche de bourreau, en affichant guère plus une simple envie de s’étirer. Enfin elle gagnait le chevet du bellâtre, sans pourtant se pencher à sa couche. Son seul regard s’osait à fouler cet espace dédié à plénitude du patient. Soudain elle soufflait mot, sa voix mélodieuse dénotant d’aventure de ses traits délicats bien factices et de la froideur inhumaine tapie en dessous. L’excentrique jouvencelle avait d’étrange cette cruauté sans paraître si vilaine, qu’elle incitait à méditer le discours. Une fois de plus, elle lui prodiguait une aide déguisée. Mais serait-il aussi habile, du reste ?


« La mésaventure qui nous lie n’a rien avoir avec l’affaire qui m’amène en ce bourg. Puisqu’après étude de votre cas, j’ai estimé qu’il y a peu de probabilités que vous soyez le criminel que je recherche. Lui qui sévit dans la région et assassine des jeunes femmes à la nuit tombée. Je n’étais dont à cette terrasse que pour piéger ce maraud. Alors, quel meilleur argument pourrait vous relâcher ce soir ? »
Crédit: Cali' in Epicode

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