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Poison Dragon Slayer - Midori Kusagari

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Messages : 8
Date d'inscription : 18/02/2016
Age : 26
Jeu 18 Fév - 23:24

Fiche d'identité

• Nom : Kusagari
• Prénom : Midori
• Age : Vingt ans
• Genre : Femelle
• Magie : Poison Dragon Slayer
• Camp : Blue Pegasus
• Avatar : Gumi (Megapoid) plus mature
Physique


Au premier abord, la donzelle se veut éblouissante. Sa chevelure de pure verdure évoque des étendues sauvages, des frais pâturages. Une coquète paire de lunettes l’orne d’ailleurs. Une coiffe pour le moins atypique. Il s’agit d’un dispositif alliant un casque magique, avec micro, et des protections pour ses mirettes; elles sont à l’épreuve de moults intempéries. Une crinière aux mèches courtes et rebelles, d’ordinaire bien peignée, hormis un épis qui trône en son sommet.

Ainsi que des cascades dévalant les flancs de sa frange, s’en allant choir à sa poitraille. Ses prunelles d’émeraude sont d’autant plus saisissantes et séduisantes. Hélas elle n’y arbore d’étincelle, pas une lueur d’animosité n’y reluit. Elle apparait si froide, si détachée, comme marginale. Si bien qu’il se dégage d’elle une image de nanti. Car elle apparait en véridique virtuose, que trop afférée à ses leçons, ses gammes, ses chants. Sa froideur traduit l'image de l'excellence.

On lui reconnait ce sérieux irréprochable. Mais elle n'arbore ces traits qu'en des instants où elle est seule, sinon elle parait joviale. Elle n’a des mains d’artisan mais elle intime un sentiment de puissance, de force prodigieuse. Sans doute l’aura du dragon qui l’entoure. A cela s’ajoute ses faux airs de colosse. La donzelle culmine bien haut pour son âge, un bon mètre soixante-dix pour une masse raisonnable de soixante kilogrammes. La faute à sa musculature, d’ailleurs peu apparente mais vraiment travaillée, développée.

Ses signes distinctifs demeurent ses quenottes diaboliques, des crocs plus effilés qu’un hominidé. Ainsi que de ses sens fabuleux, son ouïe lui rapporte même des murmures éloignés. Ses narines lui octroient un sens olfactif décuplé, en faisant un fin limier. Et ses prunelles la donnent sentinelles, tel un rapace elle distingue aisément ses proies.

Hélas, la belle n’arbore ni écailles et griffes, elle passe pour simple humaine, jeune en plus. Frileuse et sans doute chatouilleuse, la donzelle frissonne pour un rien. Sa gestuelle épouse cette virulence qui l’ébranle. A vrai dire, elle est si sensible aux caprices de Mère Nature, et ses vilaines températures. Voilà qui justifie ses panoplies si extravagantes, la bête se pare de cuirasse  en laine à l’hiver, et elle exalte un brin ses chairs délicieuses en été. En effet, il lui faut respirer et elle déteste étouffer.

Mais le seul fait de dénoter des perles de rosées, lui ruisselant au corps, ne serait l’enlaidir. Pas plus qu’une subtile pestilence ne surclasserait son arôme de toujours, un parfum de mystère et d’aventure, de péril et de féérie. La donzelle intime au voyage des sens par sa simple vision. Elle n’est qu’amour, grâce et beauté; luxe calme et volupté.

Du reste, elle semble dénuée de notion de pudeur. Si elle n’a que faire d’être admirée, la verdâtre ne se veut guère plus séduisante que cela. Mais on lui reconnait ce caractère sensuel avec un zeste d’élégance. Et qu’importe l’habit, elle demeure délectable, voire désirable.

On la dit maligne d’avoir pensé à aéré ses formes sans que la multitude puisse le remarquer. Certes ses courbes se dénotent aisément, tant on les dirait prononcées, mais elle n’en montre guère plus qu’une autre. Elle est simplement originale et singulière.
Personnalité


Midori voue un grand respect à l’humanité, bien qu’elle l’écœure parfois. Aussi se veut-elle vertueuse. Elle s’adonne à tant de politesses afin qu’on ne se méprenne à son égard. Et sa verve est si bonne, quoiqu’agressive à qui la tourmente. Mais elle demeure une bonne enfant, fort charmante. La belle rêve de retrouver l’engeance des dragons, qu’elle considère comme une famille.

A vrai dire, elle est si fière de l’héritage qu’elle incarne, et de feu son père écailleux, qu’elle affirme vivement sa nature exotique. Elle est dont en quête de ces autres chasseur de reptiles, qu’elle aimerait d’ailleurs défier. Et s’imaginer quels duels dantesques elle vivrait, l’aura toujours apaisée. Alors elle patiente, n’aspirant plus qu’à devenir toute puissante, afin d’achever les dessins de son père.

Bien humble cependant, la donzelle ne désire qu’on la glorifie. Elle n’est que l’égal de l’humanité, une fervente adoratrice de ces valeurs qu’elle dispense en son sillage. La verdâtre exècre l’impudence, le mensonge et la fourberie. Elle abhorre les vicelards, les couards et les vantards. Nul ne peut se targuer de l’avoir jamais effleurée en toute impunité. Car elle méprise les avances redondantes et leurs égards tactiles.

Et l’attend-t-elle seulement ce beau prince, qui saurait la séduire ? Elle ne s’embarrasse de telles bagatelles à son sens. Son mutisme à cet effet traduit son dégoût des mœurs de ce calibre. Certes la vision de charmants jeunes gens se baladant et semblant intimes ne l’ennui guère, mais elle élude l’évidence. Midori craint d’être abusée. Cette torpeur indicible et viscérale l’oblige à se refuser à tout homme.

Et elle ne s’est jamais prise à admirer ces demoiselles, quand bien même elles seraient fort belles et sensuelles. Mais il demeure un espoir. Elle entrevoit la sottise qui la ronge, au travers de constats bien paisibles. En effet, il y a des hominidés qu’elle apprécie. Ceux-là sont si bons, tels des princes, qu’elle les tolère et traite en camarades. Elle sait par exemple que son master ne pourrait lui saigner le cœur, car il en aime une autre. Et son confident est d’une chasteté fabuleuse.

Elle s’étonne encore qu’il n’ait de désir à son égard. Elle se sait séduisante et n’en démentit. Bien des êtres ont succombé à son charme, elle en a conscience et le regrette. Mais alors qu’elle les dénigre, ceux-là lui déclament un langage bien grossier. En des termes peu élogieux, comme le serait une trainée. Elle n’aime guère qu’on l’affabule de tels sobriquets.

Elle leur préfère des titres la magnifiant, tels que le Dragon d’Emeraude. Mais le populisme lui prête d’avantage celui de Dragon Endormi. Sans doute pour évoquer quelle furie elle devient dès lors qu’on l’empourpre, une bête implacable, impitoyable et dévastatrice; dit-on. Aussi préfère-t-elle proférer ces palabres d’un possible péril encouru, si naguère on devait l’ennuyer tant.

Elle demeure ceci dit une demoiselle bien aimable, d’une compagnie fort agréable. Elle se veut gourmande, plus que désireuse de friandises. Et elle adore les saveurs fruitées et le thé. On ne lui reconnait vraiment d’élans distingués, mais dès lors qu’elle gagne un piano, elle se métamorphose. Elle apparait mélancolique et nostalgique.

Si la musique adoucie les mœurs, elle a séduit la bête. Elle chante  et danse parfois. Ces domaines ajoutent à son image séduisante, elle en est consciente. Mais elle n’y résiste jamais. Enfin, il lui plairait de s'assurer de la disparition d'une certaine calamité, mais n'ose souvent s'aventurer en ce domaine, pas même pour épauler une camarade plus férue qu'elle de justice.
Histoire


Les origines du moindre individu sont d'ordinaire bien floues. Comme s'il s'agissait de brides égarés dans le lointain, que le terrible Chronos s'aime à arracher par caprice. Les souvenirs de notre héroïne ne débutent pas à sa naissance, à l'entendre le néant y réside dès lors qu'elle s'interroge. Alors elle laisse ces flashs surgir à leur convenance, elle saura bien assez tôt qui la mise au monde et qui l'attend par-delà le vaste monde, qu'elle arpente avec nonchalance. Voici l'histoire de cette enfant.

Et bien qu'elle ignore ses racines, la verdâtre a bien émergé d'une bedaine humaine. Un moutard dont l'humanité semblait parfaitement indiscutable. Certes elle n'avait les prunelles de sa génitrice, mais leur chevelure soyeuse, ces frais pâturages, témoignaient bien quel lien les unissait. A vrai dire, la donzelle se veut persuadée d'une chose, sa tendre mère lui voulait un amour sincère. Qu'importe le voile lui masquant sa figure, la belle ne se l'imagine autrement. Une robe élégante, d'émeraude tout comme elle, des lèvres charmantes dotées d'un sourire impérissable. Cette figure imagée avait tout d'un être maternel, aussi Midori ne pouvait réfuter ce splendide portrait.

Celui-là même qui l'avait materné, bercé et comblé en sa jeunesse oubliée. L'aimable amnésie lui épargnait du reste une sombre vérité qui dérange. Trop peu la savent et la divulguent. Mais le secret n'est si honteux lorsqu'on y songe. Certes elle est le fruit d'une union illégitime, d'une histoire d'un soir. Mais sa tendre mère l'aimait plus que tout. Hélas la petiote avait les exacts traits d'une autre, aussi l'arracha-t-on à sa génitrice. Afin d'enterrer la vérité. L'on fit croire à un bonne femme qu'elle avait accouché de plus d'une marmaille, que des jumelles sauraient la combler.

Ce grossier mensonge n'avait d'égale que l'odieux personnage l'ayant orchestré. Et la pauvre femme dépouillée n'eut pas la témérité de se révolter. Craignait-elle qu'un scandale ne lui ramène sa chair, en plus de lui porter préjudice ? Sans doute l'avait-il menacé de l'étouffer, lui qui semblait dépité de n'avoir le moindre héritier. Le patriarche avait ainsi trancher, et sa sinistre vengeance ne faisait que débuter. Avec le temps il avait réalisé que jamais il n'aurait de garçonnet. Il sévit dont. Tous partagèrent son amertume. Et un beau jour il en eut assez. Si bien qu'il s'était délestée de ces bonnes à rien. La belle enfant aux écrins d'émeraudes disparue un beau matin, frais et couvert de brume.

Là sur une route de campagne, son monstrueux père l'avait abandonné à son sort, dans la froideur et la terreur. La petite n'était guère plus dégourdie qu'une autre. Mais il l'avait jeté à bas, dans la boue glacée, sur le bas côté de la route. Son frêle corps s'était brisé au gravier et aux pierres jonchant l'allée. Nul doute qu'elle avait dû geindre et larmoyer. Ses suppliques atterrissant dans l'oreille d'un sourd, rongé de colère, elle avait essuyé les coups de pieds, comme les crachins et les médisances. Et courrait-il à la ruine par la faute de morveuses inutiles ? Il y croyait, elle aussi. Mais à trop la battre, elle ne pouvait plus ramper à ses chausses lui piétinant la figure. Il la trainait plus loin, elle agonisait.

Les ténèbres l'entouraient, un sommeil profond et agréable l'envoûtait. La pauvre enfant s'y laissait lentement glisser. Et voilà qu'un bruit sourd lui parvenait, le grondement de la terre foulée par un géant. La douleur n'était plus, la peur elle-même s'était envolée. Elle aurait pu dénigrer l'affaire et se laisser sombrer, mais sa curiosité lui intimait de demeurer éveillée. Alors des tréfonds de la noirceur, elle puisait vigueur inouïe. La pestilence de son cadavre avait attiré un prédateur, un grand marcheur bien alléché par cette fragrance vermeille. Le colosse se figea à peu de là, admirant qui l'épiait. Elle ne songeait à rien, et lui qu'attendait-il ? Peut-être n'allait-on la dévorer au final.

La chose la pris en pitié, à l'entendre. Une voix puissante mais sifflante raisonnait à ses esgourdes, l'arrachant à sa rêverie. L'étranger lui mandait si d'aventure elle désirait perdurer, ou si elle n'attendait que le trépas. La jeune jouvencelle gravait cette scène dans sa cervelle étriquée, nul autre souvenir n'avait subsisté à sa maltraitance. Aussi lui souffla-t-elle, en des termes hilarants, car la bête n'avait pu retenir de rire gras face au discours des plus édifiants. L'enfant lui avait rétorqué, avec grand peine, qu'il lui avait manqué, qu'elle serait sage, qu'elle désirait lui rester; à ce père. Ses dires l'avaient dû toucher, lui qui semblait en quête de pareille créature, si adorable et vénérable.

Ainsi Venenum le taciturne, qui n'avait jamais ri, conta-t-il le récit d'une enfant esseulée, qu'il avait trouvé par un heureux hasard en un bosquet mal famé. Sans doute avait-il amusé ses frères, ayant également jeté leur dévolu sur de pareilles créatures. Il avait emmené la petite loin d'une cruelle réalité, n'allant pas raviver ce passé érodé. Là il l'accueillait en sa demeure, les ruines d'une cité chargée d'histoire, fascinante comme répugnante. Ces fables avaient bercé l'enfance de sa protégée, qui s'aimait fort à engranger plus de savoir qu'autre chose. Mais il lui fallait la former, quand bien même elle n'était d'humeur à en découdre. Ses vieilles blessures la dégoûtaient de la bataille, mais il lui fallait s'y plier. C'est avec grand peine qu'il l'avait pu convaincre. Elle ne mettait cœur à l'ouvrage.

L'humanité avait grand besoin d'être aidée, guidée et protégée. Midori préférait s'amuser et rêvasser, paresser et se cultiver. Mais elle ne désirait le peiner. Loin d'elle cette idée de lui intimer qu'il s'était fourvoyé, qu'il aurait perdu un temps si précieux qu'il devait consacrer à un sauveur de l'âge des hommes. Alors elle mit de côté sa fierté, sa consacrant dont à sa formation, à cette ambition. Si elle assimilait aisément la théorie, elle éprouvait de farouches difficultés à la pratiquer. Et malgré la sagesse du sire des toxines, le venin qu'elle parvenait à générer s'évanouissait, lorsqu'il ne flétrissait une pauvre fleur. A l'orée de l'année 767, elle semblait si loin d'être en osmose avec la magie qu'elle s'échinait à côtoyer. Quand bien même on l'avait dotée d'une parfaite immunité.

Elle avait du reste plus d'aisance à s'acclimater à ses sens affutés, affinés au fil des jours et de la sueur de l'effort. Elle était si fière de son ouïe inouïe, de son odorat de fin limier, et de son acuité visuelle fabuleuse. Elle était si encline à la prédation qu'elle prenait un malin plaisir à chasser le gibier, quelques animaux des forêts. Une vraie sauvageonne au demeurant, comme ses congénères éduqués par de majestueuses bêtes. Elle ne sortait guère du lot, et s'en fichait éperdument. Il lui importait seule de combler les attentes de son mentor, véritable père à ses yeux. Avec les années elle tendait à s'améliorer, elle avait bien progressée. Si bien qu'elle pouvait rencontrer ses camarades. Il y avait parmi ces jeunes gens, une demoiselle l'amusant. Une bleuté qu'elle narguait.

Qu'on se le dise, la jalousie était à l'œuvre. Elle nourrissait cette fabuleuse rivalité. L'empoisonneuse s'était prise d'affection pour ces fripons, même cette petite impertinente qui la provoquait. Elle se faisait d'ailleurs une joie de lui faire la leçon, de la laminer lorsque faire se pouvait. Car son venin avait beau affaiblir ses victimes, ces autres pourfendeurs de diables ailés lui menaient la vie dure. Elle mordit la poussière nombre fois en ces tournois organisés par la gente reptilienne. Il lui arrivait de briller, comme d'être défaite, mais elle respectait toujours l'adversaire. Si bien qu'elle faisait la fierté de son paternel. On la disait épanouie, un peu étourdie mais en bonne voie de s'élever. Sa rivale lui enviait ces louanges, sa jalousie tournait à l'hystérie. Midori finit par lui ouvrir les yeux.

Après l'avoir terrassée, elle s'en retourna vers d'autres ayant plus d'intérêt. Le brasier de la rivalité, animé de tant d'animosité, ne s'éteindrait jamais; elles le savaient. Une voie plus noble l'appelait, elle n'avait de temps à consacrer à ces enfantillages. Ces bagatelles qu'elle retrouvait chez ses confrères qu'elle emplâtrait sans vergogne. Il fallait grandir et s'endurcir, soufflait-elle. Cette conviction la préparait à ce qui allait se dérouler. Avait-elle délaissé sa joie de vivre et les plaisirs, au profit d'une formation plus assidu, en raison d'un certain discours ? Le seigneur de noirceur lui avait donc avoué qu'il ne pensait revenir du terrible conflit qui le hantait depuis des lustres. Il la savait fin prête à s'élancer dans la vie, à déployer ses ailes loin de son domaine de sureté. Sa froideur avait ébranlé plus d'un camarade rétamé, elle en avait même étonné plus d'un grand reptile.

Et voilà qu'un beau jour la prophétie se réalisait. L'empoisonneur s'en était allé. Une décennie en sa compagnie soulevait alors une cruelle nostalgie. Elle se revoyait au premier jour, à cette rencontre décisive. Là elle lui rendait grâce pour tout, un murmure sangloté dans la brise, emporté au loin, à lui qui sait. Mais si elle filait à l'aventure, elle ne perdait espoir de le revoir un jour. Il lui plaisait fort d'imaginer que tous se réuniraient encore, en de fortuites retrouvailles, de touchantes embrassades. L'an de grâce 775 lui donnait tout juste dix-huit ans. Elle avait les traits délicats, un doux minois, la taille avantageuse, des courbes généreuses. Le monde s'offrait à elle, si adorable et désirable. Alors elle se hâta d'aller trouver une cité pouvant la combler. A vrai dire elle avait toujours rêvé d'y aller.

Bien vite elle réalisait que la réalité n'était si agréable à encaisser. On la prit tout d'abord pour une miséreuse, une mendiante. Elle n'était drapée que d'un manteau de voyage. Sans dans sa précipitation, la bête avait-elle eu l'esprit ailleurs, et n'avait pensé à lui faire quérir des vêtements décents. Ses péripéties allant en empirant, elle finit par s'insurger de nuit, bien furtive et silencieuse la malicieuse. Shirotsume la belle l'accueillait enfin. La milice avait beau patrouiller, elle s'y esquivait avec aisance. Ces freluquets ne s'attendaient à ce qu'une acrobate aille arpenter les toitures. Elle finit par gagner l'auberge la plus paisible, ne la jugeant nullement. Une angélique pareille se respectait.

Certes elle ne disposait que d'une maigre bourse, mais elle avait bien de quoi festoyer, louer une chambre et s'offrir mieux que les haillons la voilant. Ce qu'elle fit du reste. Allant trouver l'antre d'un curieux tailleur, loufoque et presque vicelard. Mais il avait l'œil, et savait y faire. Alors il lui confectionna un ensemble jeune, lui allant à ravir, quoi un brin trop séduisant. Elle s'en accommoda, il avait dit ne pouvoir lui faire plus de ristourne. Et puis elle n'était embarrassée à devoir endosser le bel habit. Suite à quoi elle saisit l'urgence de réunir des fonds, afin d'être à l'abri du besoin, de s'insérer dans la société. Quel ne fut pas son toupet, lorsqu'elle rafla au nez et à la barbe d'honnêtes travailleurs une missive épinglée au mur de taverne. Elle les envoya sur les roses ces beaux parleurs.

Nombre séducteurs s'essayaient à la séduire et conquérir, mais elle n'avait d'yeux pour ces choses-là. Quand bien même elle avait jadis rêvé de ce prince charmant, des romans et des fables. Et elle ne désirait ni rejoindre,  ni s'allier à ces misérables. Elle menait à bien ses aventures en solitaire. On lui reconnaissait d'ailleurs ce talent de traqueur à la vermine. Bien vite elle s'était faite un nom, celui du Dragon Endormi. Car on déchantait à la voir à l'œuvre, si gracieuse et élégante, si virulente et mystérieuse. Elle en avait terrassé des hominidés mieux taillés, plus bâtis qu'elle. Deux mois avaient passés depuis que son mentor l'avait délaissé. Une souffrance indescriptible la frappa, sans raison, elle su qu'il était au plus mal. Mais elle ne parvint jamais à le retrouver. Si bien qu'elle déprimait.

Sans doute désirait-il lui épargner sa lente agonie, inéluctable. Dans un même temps une mystérieuse femme l'avait gagné et abordé. Il se dégageait d'elle un air familier qu'elle ne saisissait, mais qui ne cessait de la tirailler. Cette grande beauté n'avait rien à lui envier, elle la laissa même l'enlacer et consoler. Puis elle l'écouta, conversant longuement sur un avenir incertain, où elle devait aller de l'avant. Cette figure maternelle avait raison, il n'aurait voulu qu'elle poursuive son fantôme. Et trouvant du réconfort en la sagesse de ces mots, elle quitta celle qui  ne lui avait pas même déclamé son patronyme. Et lorsqu'elle désira la retrouver, pour le lui mander, comme la remercier; elle avait disparu, hélas. Midori se navrait, avant de confondre sa sauveuse avec l'imaginaire d'une tendre mère qu'elle avait dû avoir, il y a fort longtemps. Puis elle s'élança à l'aventure.

Deux années passèrent dans l'insouciance la plus totale. Elle avait fini par rejoindre la fameuse guilde des pégases d'azur.  Par compassion, l'affaire du Dragon de Crystal avait fauché de nombreuses vies. Alors elle pensait aider en gonflant les rangs de ces gens. Et elle n'avait guère peiné à s'acclimater. Certes elle n'était aussi irréprochable et fidèle à l'étiquète de la maison, mais elle demeurait dans les bonnes grâces des seigneurs des cheveux. Elle appréciait fort qu'on la laisse en paix, afin qu'elle puisse s'entrainer sans gêneur ou voyeurs, ou bien qu'elle mène ses expéditions en toute quiétude, sans camarade à défendre. Sa solitude n'était si affirmée du reste, la verdâtre suivait de rigoureux échanges avec ses camarades. Elle prenait le temps de converser au sujet d'une œuvre, comme d'écouter les conseils judicieux de vrais virtuoses. Midori se plaisait à jouer du piano, il l'apaisait.


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Dim 21 Fév - 15:25
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Poison Dragon Slayer - Midori Kusagari
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