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Affection virale [pv Weiss]

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Mer 24 Fév - 18:17


« Contribution par compassion ~ »






C

'est tôt matin que la demoiselle aux prunelles d'émeraude s'était levée; aux premières lueurs de l'aube. Elle avait alors eu tout loisir d'admirer la majesté d'un ciel embrasé, avec ce voile de ténèbres chassées et déchirées. Il lui plaisait fort de se poser, afin de contempler les merveilles de la Nature, des paysages l'emplissant d'une certaine sérénité. Là en son être figé, parfois accoudé à la fenêtre d'une chambre quelconque, la verdâtre s'immisçait à la toile, en devenant dès lors la pièce maitresse. Certes elle avait d'exquises ces formes qu'elles pressait avec nonchalance, exaltées sur ses pattes croisées au bois vénérable; ce qui avait pour incidence d'émoustiller qui l'épiait. Du reste, sa trogne d'angélique, si radieuse et heureuse, saisissait bien plus qu'autre chose. Si bien que plus s'était éprit de la belle, malgré elle. Même qu'un beau jour un filou d'artiste vint la peindre en sa pose, ce qui l'avait fort amusé en vérité. Ces gens-là pouvaient l'admirer.

Après quoi, si  la chose ne durait trop, comme un quart d'heure, elle filait sous l'onde brûlante. Et tandis qu'elle fredonnait en toute impunité, la donzelle éludait ses nuits agitées, ce passé tendant à ressurgir et qui la tourmentait en vérité. Fort heureusement Midori ni songeait guère, d'autres pensées lui trottaient et l'occupaient. Comme l'évènement que bon nombres d'hominidés s'apprêtaient à commémorer en cette journée. Et la matinée s'annonçait belle, douce et ensoleillée. Même la brise n'était bien fraiche.  Certes la tragédie ayant frappé ne la concernait tant, quoiqu'elle l'avait dépouillé d'un parent aimant. Aussi ne pouvait-elle demeurer à l'écart. Une brève apparition et prestation saurait ravir et toucher l'assemblée. Ainsi pensait-elle témoigner son profond respect à l'humanité déchirée, accablée de chagrin. Mais elle n'était sujette à ses hantises du cataclysme ou des batailles et escarmouches si féroces et sanglantes. Et elle n'osait s'imaginer l'horreur de ces braves, des survivants impuissants. La belle demeurait pourtant bien encline à compatir, à s'essayer à soulager ces maux même l'espace d'un fugace instant. Elle partageait donc cette douleur vive.

Une fois évadée du jet l'isolant de cette sordide réalité, la donzelle songeait à reparaitre. Là elle allait trouver un bel ensemble à endosser. Dont la simplicité n'avait d'égale que sa majesté, la beauté d'émeraude se drapait alors d'une robe d'un bleu abyssal. Puis elle coiffait sa chevelure, bien peignée, d'une trinité florale au flanc, nouée avec élégance d'une fine cordelette. Enfin elle enfilait des sandales exaltant ses chairs aux traits délicats, d'admirables petits pieds. Ses griffes se laissaient engloutir aux gueules de tissu lui servant de manches. Là elle semblait fin prête à s'élancer en cette nouvelle aventure, une journée mémorable en devenir. Tandis qu'elle délaissait son antre chaleureuse, la pensionnaire missionnaire filait le cœur léger. Elle en avait la démarche élégante, gracieuse, attrayante, charmeuse. Il émanait d'elle une fragrance sans pareille, à la fois chatoyante et enivrante. Sans doute le bouquet ramené la veille avait-il empli sa chambre, comme sa personne. Elle ne manquait de saluer ses camarades à peine éveillés, tout juste bouleversés.

D'ordinaire elle s'évadait afin de s'adonner à quelques foulées, l'amenant souvent à suer. Mais ces dures labeurs matinales, qu'elle nommait entrainements, n'étaient rien de plus qu'une vieille habitude de guerrier devant s'entretenir, se travailler telle une lame et s'affiner d'aventure. Au détour du grand hall, accueillant l'entrée de la bâtisse, elle trouvait son aimable Maître. Lui qui si charmant, si élégant, semblait près à s'avouer à une certaine créature, une assez grande figure. Et il avait l'art et la manière de séduire, de plaire à quiconque. Ce vrai gentleman saluait comme il se devait la donzelle, qui lui renvoyait la pareille. Lui ne laisser courir de regard tandis qu'elle s'inclinait, dévoilant discrètement quelques chairs délicieuses, sulfureuses. Après quoi elle délaissait le brave homme, alors afféré à aiguiller qui s'insurgeait sur son domaine. Nombre gens s'annonçaient, la multitude irait se recueillir à la stèle trônant au jardin de la cour intérieure. Midori gagnait enfin la grande sale où patientaient quelques mages venus des confins du royaume. Elle espérait les divertir, et quoi de mieux que leur jouer une partition de son cru ? La verdâtre allait dont trouver siège à sa mesure, avant de se laisser aller à la mélodie provoquée par ses doigts de fée.


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Jeu 22 Déc - 1:24
C'est une merveilleuse journée n'est-ce pas ? Le soleil brille, les fleurs s'épanouissent.... cela aurait été une journée parfaite pour rester enfermé à méditer sur les derniers évènement liés a ma magie mais, le destin en a décidé autrement. Le maître de Phantöm Lord a décidé de m'envoyer faire du repérage, il avait donc décidé d'envoyer plusieurs membres dans différentes guildes histoire de glaner des informations sur les mages présents, leur clients, bref tout ce qu'on pouvait savoir. De mon côté j'étais envoyé à Blue Pegasus la guilde snobinarde comme certains l'appellent. Le seul bémol, c'est que, pour une raison que j'ignore, José à entendu parler de mon spectre dont j'ai perdu le contrôle et m'a du coup interdit d'utiliser la magie pour cette mission. Merde.

Je retournais donc dans ce qui me sers de quartiers pour passer aux préparatifs, cela voulais dire prendre son argent, son violon, et s'habiller de la manière la plus classieuse possible ! Je me suis donc mis sur mon 31, ce qui est très très rare. Il ne me restais plus qu'à partir ! Et pour vraiment être rapide et efficace (surtout parce que j'ai pas trop envie de traîner quand c'est moi qui dois bouger physiquement), le maître avait demandé à un collègue de la guilde de me préparer à l'avance un portail en direction de la guilde de Blue Pegasus ! Je l'empruntais donc pour me retrouver à proximité de la guilde.

L'ambiance glauque de Phantöm Lord laissa rapidement place à un lieu très classe avec beaucoup de personnes très bien habillées, j'avais l'impression que ça puait la richesse, j'en déduis donc que je dois être au bon endroit. J'avançais donc jusqu'à l'intérieur de la guilde, un hall magnifique avec beaucoup de personnes, tellement que je ne savais pas par ou commencer... en me fondant dans la masse peut être ? C'est ce que j'essayais de faire jusqu'à entendre une douce mélodie jouée au piano. Je me dirigeais vers ce son, après tout, j'adore la musique et peut être qu'en discutant musique avec cette personne, je pourrais sympathiser et avoir accès aux informations que je souhaite avoir ? Oui, cela semble un bon plan.

Je suivais donc la musique jusqu'à voir qui se trouvais au piano, jusqu'à finir par être scotché par la somptueuse beauté de celle qui en jouait. Je n'ai pas de mots pour la décrire, mais la dernière personne que je trouvais aussi magnifique n'est plus de ce monde et jamais je ne pensais tomber sur une personne pareille un jour..... WEISS ! Ressaisis toi ! T'es pas là pour regarder les filles ! Même si c'est la première fois que tu beug comme ça ! Et puis après tout, si Yumei est encore vivante, elle serait certainement en train de me coller une gifle et faire une crise de jalousie alors.. Bref ! Je poussais un léger soupire et attendais la fin de la chanson en admirant cette maîtrise du piano que même le public a du apprécier, au vu de la salve d'applaudissement qui se fit entendre a la fin du morceau. Je profitais quand même de ce brouhaha pour sortir mon violon et en commençant doucement un morceau et en m'approchant d'elle et de la scène en montant le niveau de volume petit à petit. Après tout, peut être lui viendra l'envie de m'accompagner ? Cela serait parfait pour entamer une discussion après ~

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Lun 9 Jan - 22:03


« Bas les masques ~ »






D

ès lors qu’elle avait ôté ses griffes du bel ouvrage au bois vénérable, la jouvencelle aux faux airs de virtuose savourait un fugace instant d’éternité qui l’envoûtait toute entière. Elle avait su s’évader à la dure réalité, en un monde merveilles insufflant grande félicité. Tandis que les vestiges d’une mélodie enivrante tendaient à s’évanouir, s’en allant périr dans le néant d’où ils avaient pu naître, enivrer les cœurs et leur dépouiller tristesse et détresse. Les menues maladresses de la belle à la robe des bons pâturages ne l’avaient guère incommodée. Midori en était ravie, bien qu’elle n’en laissait rien paraître. Là voilà dont qui émergeait de ce royaume de solitude, si paisible et subtil. Afin de mieux reparaître à ses camarades, pauvres hominidés à l’émoi sincère. Et leur ovation, véritable tonnerre, raisonnait à ses esgourdes magnifiant la scène sans savoir. Il lui semblait qu’on réitérait le prodigue de l’année passée, où un grand ponte élégant avait su captivé tout regard et trouver les mots justes, afin d’apaiser les larmes et raviver la flamme de vie. Avait-elle seulement intimé cette saveur délectable et formidable qu’elle embrassait d’aventure ? Sa pensée l’égarait.

Sa bouille angélique dédiait alors à ces gens son plus beau sourire, si charmant, voire ravageur. Mais alors qu’elle se délectait de sa vision fabuleuse, où elle lisait toute la bravoure qu’exaltaient ces figures d’ordinaires attristées, elle déchantait. L’assemblée bien heureuse ne réalisait prestement qu’on enjouait les festivités. Sans doute ce galopin désirait-il rendre hommage à sa manière, ou bien n’était-ce là qu’un écho au message que véhiculait la belle ? Elle hésitait en sa stupeur qui ne pouvait enlaidir sa splendeur. La dragonne d’émeraude avait alors rivé ses prunelles éclatantes à l’énergumène qui se dessinait dans la foule. Il émanait de lui une mélopée séduisante, entrainante. Un bellâtre des plus agréables au demeurant. Si elle n’admirait vraiment ce confrère à l’archet délicat, venant caresser les cordes avec sensualité et allégresse, elle laissait volontiers sa mélodie la pénétrer. Le jeune homme avait du reste une maîtrise grandiose de l’instrument, la laissant sans voix. Mais alors qu’il arpentait le sentier affrété à sa marche paisible, que ces bonnes gens lui façonnaient bien gentiment, la verdâtre dépeignait de lui un portrait léger. Digne d’un pégase d’azur, pour sûr.

Un joli minois avec les traits délicats, de grands yeux passionnés évoquant le pur océan, une chevelure d’un beau lit de cendre. Nul doute qu’il devait plaire à ces demoiselles conquises dans le regard. Mais elle n’avait que faire de ces princes évadés des fables, aussi charmants et séduisants soient-ils. La bête drapée d’un bien bel ensemble se retirait alors sans vergogne, après avoir applaudit à son tour. Là elle pouvait bien s’esquiver à celui qui désirait la gagner. Elle n’avait nulle envie d’être courtisée, ou abordée en de belles envolées. Pas plus qu’elle ne s’imaginée retenue par des doigts de fée. L’acte impudent lui serait si déplaisant qu’elle aurait tôt fait de ses défaire de ces fers, d’un geste aussi sec qu’un regard foudroyant le misérable se voulait glacial. Au-delà du masque adorable ne reluisait nulle lueur, nul éclat. La bête abhorrait ces manières insolentes, tactiles et puériles. Bien vite un pouacre se détachait de la masse fort occupée à ressasser le souvenir quiet des vivants et défunts. Voilà un bel hommage de leurs mémoires, se disait-elle. Une célébration qu’elle irait enjouait du reste, puisqu’elle n’avait eu tout loisir de connaître ces braves. Qu’importe.

L’illustre et cruelle enfant dénigrait-là un pimpant damoiseau dont-elle balayait la galante venue avec une aisance édifiante. Sa froideur naturelle transparaissait dans cette absence du moindre égard, pas un regard. Derrière son sourire, la belle se voulait taciturne, guère encline à converser en bagatelles. A vrai dire, elle n’avait pas soufflé mot depuis son entrée dans la pièce bondée. Le bellâtre qu’elle croisait au détour de son escapade, ce grand seigneur aux mèches d’or, n’allait ni la blâmer ni lui signifier sa maladresse. Il préférait bien la voir s’épanouir à son bon vouloir. Aussi n’allait-il que se mêler aux convives, tandis qu’elle filait au-dehors. Parvenue au lieudit, la jouvencelle se figeait dans l’entrée. Là elle savourait le silence envoûtant, seul déchiré par le frêle murmure de la brise battant doucement les feuillages. Rien n’échappait à son ouïe fabuleuse, pas même des pas épousant son sillage. Mais peut-être n’était-ce pas un simple coquin qui espérait la gagner. Elle n’adressait le moindre égard à l’énergumène, dont la fragrance insipide demeurait dans le monde des hommes. La donzelle sans ardeur profitait des plaisirs simples, la caresse du vent et la chaleur de l’astre diurne.

« Le maître vous dira où vous recueillir. » Confiait-elle de sa voix mélodieuse.

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Mer 11 Jan - 18:13
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“Convoiter ce qui est inaccessible ”
“L'être humain peut être stupide des fois.....”
ft. Oswald Kenned
Ʃkaemp はは ™

La somptueuse mélodie de notre cher Weiss faisait franc succès, dommage qu'elle n'ait pas eu l'effet désirée sur la personne concernée. Notre cher mage était comme, déçu. Pensait-il qu'aucune demoiselle ne lui résisterait ? Non, il sait très bien que c'est impossible. Ce qui l'embêtais, c'était ce sentiment qui le hantais. Il était là pour affaires mais pendant un instant, il avait comme oublié sa mission.

Pour ne pas être impoli dans cette guilde bourgeoise, il termina sa chanson avant de se retirer en saluant. Il décida alors de rejoindre la belle demoiselle aux cheveux d'émeraude. Il n'y avait que elle qui l'intéressait, elle était inaccessible et la nature humaine fait qu'on adore convoiter ce qui nous est impossible d'obtenir ~ Il en profita néanmoins pour analyser chaque recoins de cette guilde sans vraiment comprendre pourquoi le Maître de sa guilde tenait tant à trouver des informations par ici. Il errait donc dans les couloirs a la recherche de la demoiselle. Il voilait juste... la connaître, savoir pourquoi il ressentit un sentiment qu'il n'avait pas ressenti depuis une éternité. Qu'est-ce que cette demoiselle avait de si particulier ? Qui sait, peut être que ce mage noir est tombé.... Amoureux ? Non ! Pour cela, il faudrait qu'il arrive à tourner la page avec Yuumei, et ça, c'est compliqué.

Sa promenade dans les couloirs se termina lorsqu'il arriva dans un jardin où il apercevait la demoiselle en question. Essayer de parler directement ne servait à rien pour lui. Il voulait que ce soit elle qui commences à lui adresser la parole. Il s'approcha donc, respira un bon coup et ce concentra. Le calme de ce lieu l'inspira pour une nouvelle mélodie. La musique était comme un refuge pour notre cher Weiss. Jouer était comme une libération pour lui, dans un monde où on peux libérer ses pensées, où on peux rêver. Un monde par lequel, on peux raconter une histoire sans faire de monologue, et il savait exactement laquelle raconter. Il pris alors son violon, et commença a jouer, une nouvelle fois. Il n'invita même pas la demoiselle à écouter, il l'ignorait même pour évité d'être perturbé par son charme naturel. Après tout, le but n'était pas de perdre tout ses moyens.





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Lun 30 Jan - 20:25


« Ivresse & Allégresse ~ »






T

andis qu’elle avait proféré ses dires, elle sentait venir l’hominidé bien méconnaissable. Loin d’elle l’envie de l’accabler d’avantage. Pas une palabre à son encontre, s’était-il résigné qu’en à d’éventuelles vaines avances ? Ou bien n’était-ce sa personne qu’il venait quérir ? La verdâtre s’aimait à penser qu’il y avait de ces hommes, de pur esprit, préférant les merveilles naturelles à l’adoration et tentations des plaisirs de la chair. Elle leur vouait à vrai dire un respect immuable, profond et sincère. Certes elle pouvait bien se fourvoyer qu’elle n’y songeait guère. La bête au somptueux linceul avait d’étrange d’apparaitre insondable. Sa nature ineffable voyait déchanter souvent qui la côtoyait, tant elle demeurait figée dans son air monotone. Elle avait tout du nanti, las de l’existence et des affres vécus. Mais elle abhorrait fort sa figure de jadis, si naïve et innocente, si sotte et décadente. Certes elle n’en demeurait pas moins insaisissable, vagabonde, détachée des vanités humaines, un brin marginale et glaciale. Mais on lui contait naguère, de la bouche même de son parfait master, que sa maladresse s’avérait juste touchante. Ainsi, la délectable enfant à la robe des frais pâturages ne songeait plus à ses manières qu’elle tenait à parfaire.

Elle préférait bien éluder la gêne de ses déboires, dont elle avait grand honte, afin de s’adonner à son étude du genre humain dans toute sa splendeur. Lui qui n’avait de cesse de la saisir de stupeur tandis qu’elle en découvrait de nouveaux aspects insoupçonnés. Sans doute n’était-elle qu’une sauvage peinant dans son entreprise à revenir à la vie civile, tant elle semblait ignare et sans grande adresse. Mais il lui incombait seule de persévérer et saisir ce qui lui manquait, bien qu’elle y voyait-là, parfois, une bêtise innommable, incommensurable. En effet, son parent ne lui avait jamais mandé de gagner les hommes et d’embrasser leurs innombrables coutumes. Midori ne s’y conformait que d’en l’espoir de ne pas commettre d’erreur, en ce sens où elle gaspillait-là un précieux temps qu’elle aurait pu allouer à ses entrainaient que ne devait pas négliger sa rivale. Mais elle voulait croire que ce sacrifice lui était profitable, tant dans les liens qu’elle tissait avec l’humanité, qu’avec le savoir que sa nouvelle peau lui offrait. La bête n’en délaissait hélas pas ses devoirs, sa noble quête de puissance l’enlèverait bien assez tôt, vers d’autres horizons où elle s’en irait laminer des marauds, pourfendre des créatures belliqueuses, ou bien secourir les justes et les opprimés. Elle enviait presque ces héros romanesques.

Et le décor d’idylle qu’elle arpentait dans l’heure se prêtait aux envolées glissant de l’archet. La mélodie touchante et émouvante d’un gredin fort aimable venait d’aventure accabler la donzelle. L’odieuse créature n’avait déportait ses pas légers et graciles si loin du reste, au chevet de la flore la plus séduisante, à l’arôme si exquis qu’il semblait sublimé par ses sens enivrés. Mais il l’avait si surprise, ce filou. Elle qui n’avait jamais mandé qu’on la gratifie d’un tel honneur, la voilà presque muse d’un parfait inconnu. Sa pensée l’égarait, emportée dans les flots houleux balayant son esprit. Et voilà que se dessinait un sourire à ces lèvres, fin, subtil. Comme s’il lui rendait vigueur et ardeur. Elle avait la mine radieuse, un frêle éclat de passion trônait à ses prunelles émeraude. Peu à peu, elle semblait muer. Sa trogne d’angélique arborait alors des traits plus agréables, doux et enclins à plaire, qui dénotaient assez de cette figure impassible évoquant l’entité inaténiable. Elle en avait déçu ainsi. Mais elle ne lui faisait dos pour cela. Rien n’avait plus cours, rien n’existait plus dès lors que paraissaient ces mélopées l’envoûtant toute entière. Mais alors qu’un virtuose achevait l’œuvre dans un silence gagné par la brise, il aurait tout loisir de s’ébahir. Elle lui avait-là jeté un regard. Fugace instant de délice.

« Merci, monsieur. Continuez, je vous en prie. » Soufflait-elle d’un air plus enjoué.


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Dim 18 Juin - 0:13
Il existe sept façons de savoir comment est une personne : Lui poser une question difficile, et observer son sens d'analyse. Prononcer une parole provocante et regarder sa réaction. Lui demander comment elle s'y prends pour résoudre un problème épineux et juger de son intelligence. La laisser se débrouiller dans une situation délicate et observer son courage. La faire boire et observer son naturel. La teinter avec de l'or et observer son intégrité. Lui indiquer comment s'acquitter d'une tâche et observer sa fiabilité. J'ai maintes fois utilisé ces méthodes à mes fins afin de voir plus clair quand à qui j'adresse la parole.. Ceci dit, Weiss ne souhaitait pas connaître la personnalité de cette demoiselle qu'il considérait comme une créature d'une beauté divine. Il souhaitait juste son bonheur, aimer sans convoiter même si cela lui paraissait difficile avec celle-ci. Son inspiration au paroxysme il pouvait jouer de nombreuses mélodies pendant des heures pour le moment qu'elle était à côté. Et, je vous prie de m'excuser mais si vous ne voulez pas de pseudo récit à l'eau de rose, je vous invite à lire une autre tranche de vie de ce cher weiss, regardez sur le forum, vous devriez en trouver. L'amour est un sentiment qu'il n'a pas su ressentir depuis longtemps, et c'est pas cette vague relation avec Yuumei qui aurait pu lui faire ressentir ce sentiment. Mais ceci, est un autre épisode.

Surpris que la demoiselle ne parte pas après sa mélodie comme elle l'avait fait tout à l'heure, Weiss ne savait pas trop quoi dire ni quoi faire, d'autant plus qu'il n'osait pas poser le regard sur elle au risque de rester subjugué au point de ne plus pouvoir jouer. Celui ci se contenta donc de fermer les yeux, de penser à une magnifique mélodie et de l'accompagner de douces paroles. C'est ainsi qu'il repris son violon et se mets à chanter à nouveau.

Te souviens-tu du vent qui bataillait dans nos cheveux,
Emportant avec lui un chagrin depuis quelques lieues ?
Je me souviens du ciel qui sembla soudain plus transparent
Alors que mes sanglots cessèrent, emportés par le temps

Tous les mots de mon père qui me paraissaient, hier, cinglants
Aujourd'hui, résonnèrent en moi comme des mots apaisants
J'ignorais la bonté, les sourires, comment parler de mes rêves
J'ai alors imité ta vie et chacun de tes gestes

Juste un peu plus longtemps
Encore un peu plus longtemps
Juste un peu plus longtemps
Attends...
Juste un peu plus longtemps
Encore un peu plus longtemps
Main dans la main, restons encore un moment

Comme deux voyageurs du temps
Nous vivrons au passé, futur et présent
Sans jamais nous égarer, tomber dans le néant
J'en fais le serment

Si tes pleurs renferment le bonheur
Si tes rires montrent ta douleur
Tu verras ce grand pouvoir que pouvait avoir le coeur

Bokura time flyer
Bokura... Bokura time flyer

Le présent que j'avais reçu en priant le firmament
Maintenant, est un peu perdu dans un coin de la chambre

Si aujourd'hui je peux compter mes vœux par poignées de cent
Je voudrais tous les échanger contre un seul à présent

Je ne voulais vraiment rien changer et garder ma vie d'antan
Mais t'avoir là, à mes côtés, rend tout si différent
Saluer des gens inconnus ne me semblait naturel
Mais aujourd'hui j'eus envie de de faire danser ma main dans le ciel

Juste un peu plus longtemps
Encore un peu plus longtemps
Juste un peu plus longtemps
Attends...
Juste un peu plus longtemps
Encore un peu plus longtemps
Main dans la main, restons encore un moment

Nous sommes deux voyageurs du temps
Et je sais qui tu es depuis longtemps
Connaissais, avant même mon propre nom, ton aura, tes émotions,
Je savais déjà

Dans un monde où tu n'existerais pas, il y aurait sans doute un sens, je le crois
Oui, mais dans un monde où tu n'existerais pas
Les étés seraient sans moments de joie
Dans un monde où tu n'existerais pas, les histoires qui font rêver n'en seraient pas
Et qui pourrait rêver d'un monde sans toi

Bokura time flyer
Bokura... Bokura time flyer

Comme deux voyageurs du temps
Nous vivrons au passé, futur et présent
Sans jamais nous égarer, tomber dans le néant
J'en fais le serment

Ce n'est rien, ce n'est rien du tout, finalement, ce n'est pas important
Je te rejoins maintenant

Comme deux voyageurs du temps
Nous vivrons au passé, futur et présent
Sans jamais nous égarer, tomber dans le néant
J'en fais le serment

Je voulais faire cesser tes sanglots
Apaiser ces larmes qui coulaient à flots
Mais soudain, là, au fond de ton regard
Je compris le sens de toutes ces perles en plongeant dans leur miroir

Si mes pleurs renferment le bonheur
Si mes rires montrent ma douleur
Je verrai ce grand pouvoir que pouvait avoir mon coeur

Lorsque j'entends notre gentleman chanter cette chanson, je me dit qu'elle est trop parfaite, après tout nul pleurs peuvent renfermer le bonheur et aucun rire ne peux montrer la douleur, a moins que celui-ci soit nerveux et que celui qui rit soit littéralement sur le bord de la crise de nerfs. Quoi qu'il en soit, il se reconnaissait dans cette chanson, expliquer le pourquoi du comment prendrait énormément de temps mais je peux vous dire que la symbolique est si forte que Weiss en eu les larmes aux yeux, et se retrouva obligé de se frotter les yeux une fois sa musique terminée. Trop de souvenirs montaient dans sa tête mais aucun de joyeux. Quoi qu'il en soit, il s'arrêta de jouer et saluait dignement la demoiselle, il ne savait pas quoi lui dire ou quoi faire. Il n'avait pas non plus la volonté de jouer les dragueurs comme chaque mage de Blue Pegasus. Et encore moins de jouer les malfrats de Phantom Lord et espionner la guilde. Bien au contraire.

Il semblerait que je me soit légèrement emporté désolé. Ceci dit, laissez moi vous informer de quelque chose, afin de m'excuser de m'être arrêté de jouer : Phantöm Lord est en quête d'informations sur Blue Pegasus, dans le doute où vous ne me croirez pas, ceci pourrait vous convaincre.

Il se retourna et enleva légèrement sa chemise afin de faire apparaître le symbole de sa guilde à la demoiselle. Il venait de se mettre en situation délicate, non seulement il dévoilait sans pression qu'il faisait parti d'une guilde ennemie, et en plus de ça il décida de les trahir pour éviter de porter préjudice à une personne qu'il vient de rencontrer. Ceci dit, Weiss agit toujours de manière bizarre et inattendue, et en plus de ça le fait sans la moindre perte de sang froid. Il reste confiant et sait qu'il peux toujours s'en sortir, qu'il soit pris pour cible par Blue Pegasus où Phantom lord. Et si vraiment ça tourne mal, il serait même capable de s'attendre à voir Azriel Alucard en guise de Deus Ex Machina mais, cela vous vous en doutez serait improbable.

-Je me fiche complètement des intérêt de ma guilde et retournerais dans celle-ci en leur disant simplement que j'ai échoué.


Il remettait sa veste tranquillement, sans aucune monté de pression. Il n'ajouta rien de plus mais on pourrait très bien ajouter un "On peux se demander pourquoi je fais ça, mais quand l'affection est virale, peut-on dire que nos actes sont tous censés ?

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Lun 17 Juil - 18:50


« Harmonie au malaise ~ »






A

la suite de ses dires invitant le brave à poursuivre sa lancée entrainante, apaisante, ce dernier dévoilait un air quelque peu troublé. Ou tout du moins, il affichait une pudeur touchante tandis que la jouvencelle rivait ses prunelles à son encontre. Mais peut-être s’interdisait-il justement d’admirer ce faciès d’angélique, de crainte d’en être trop affecté pour pouvoir exhausser son souhait ? A vrai dire, la créature à la crinière de verdure ne savait guère qu’en penser. La nature humaine, à bien des égards, lui semblait si ardu à saisir, qu’elle en blâmerait presque son manque d’empathie vis-à-vis des gens du commun. Le silence du bellâtre, de même que l’absence d’un échange même fugace d’un regard, ne manquait pas de l’étonner, de l’intriguer à demi. Et qu’espérait-il en agissant de la sorte ? Ne désirait-il pas la séduire et l’admirer à loisir, afin de mieux s’ébahir comme nombre de ses imbéciles prétendants ?

Les hominidés étaient de ces êtres fort complexes à son sens, animés d’une bêtise insaisissable, qu’elle troublait bien navrante et risible. Aussi trouvait-elle ce jeune homme bien sot de s’être privé d’une occasion qu’elle daignait lui offrir en pâture. Elle songeait presque à mander quelques explications à un bel éphèbe. Voilà qu’une mélodie nouvelle venait bercer son être, endormir sa méfiance et ravir sa lubie de grande passionnée des arts. Puis elle méditait une poignée de vers. Lui évoqué un parent avait tôt fait de la remuer, et presque bouleverser. Puisque ce grand reptile lui manquait assez. Et si le deuil s’était avérait trop pénible, elle avait assez de bravoure pour aller de l’avant et poursuivre sa quête du souvenir, sa traque d’une bouille à la chevelure bien singulière. Son mentor n’était plus mais elle le rendrait fier, tandis qu’elle avait grand foi de retrouver sa chère et tendre génitrice, seule humaine à hanter ses songes. Il lui fallait savoir si elle vivait toujours.

Midori se gardait bien de larmoyer, ses traits même ne semblaient pas vivre la houle. Mélancolie et nostalgie s’emparaient de ses chairs songeuses, tandis qu’elle se déportait toute entière, en douceur, à peu de là. Afin de s’abriter de la morsure diurne, à la faveur d’une cime d’un arbre vénérable, laissant choir sur elle une pénombre délicate et chatoyante. La belle trouvait refuge en cette fine obscurité la baignant, l’étreignant comme ne le faisaient si bien les souvenirs bienheureux du temps jadis, ou encore l’attendrissante figure embrumée d’une mère, qu’un fantasme nourrissait en sourdine. Là elle fabulait sans savoir qu’autre y aurait cru déceler quelque émoie soulevé par ses seules envolées. Mais elle apparaissait si sereine en sa plénitude. Que trop rêveuse, la verdâtre émergeait de manière si brutale que son monde lui semblait se déchirer. Le grand niais avait osé l’aborder en douceur, avant de l’instruire d’une vérité si laide qu’elle trouvait l’approche bien barbare et virulente. Quel goujat, s’écriait-elle en sa caboche.

Et tandis qu’une déception grandissante s’emparait d’elle, la hargne gagnait ses prunelles. Elle en aurait pour peu laisser évader des crocs d’entre sa belle bouche aux lèvres non plus irrésistibles ou attrayantes, tout justes fades et dépitées. Nul sourire n’y trônait plus. Les traits délicats de son jolis minois semblaient si mornes, presque agressifs. A vrai dire, elle étranglait pulsion malveillante, celle d’étrangler ce grand coquin, ce fieffé gredin. Car il lui déplaisait fort d’être gagnée et conquise par si habile homme, ou tout du moins des manières aussi agréables, avant d’endurer l’amertume d’une si triste réalité, celle d’un filou l’ayant trompé. Il ne l’avait certes guère ébranlé, mais elle souffrait d’avoir un brin enjoué la démence. Elle en aurait presque haït les arts d’avoir emprise sur ses vestiges d’humanité. Si le misérable n’avait désiré que gagner ses faveurs, la séduire par quelque élan de noblesse, la bête à la lueur prédatrice ne songeait pas même à cette sincère envie rédemptrice. Le bellâtre l’avait fort déçue, abusée même, voilà ce qui transparaissait en sa cervelle bouillante.

Le vile suborneur pensait pouvoir se jouer du Dragon d’Emeraude sans vergogne, c’est dont qu’il ignorait la rumeur qui émanait d’elle, celle de ne pouvoir réveiller la bête sans craindre d’essuyer sa fureur. Le fougueux brigand n’avait pas démontré là une touchante maladresse, mais plutôt une sottise inouïe ainsi qu’une impudence colossale. Sans doute le charme de la belle l’avait-il trop enivré et déboussolé, quoiqu’elle n’envisageait pas même d’avantage de sincérité dans l’idée. D’autant que sa revancharde personne, que trop férue de droiture, se fourvoyait volontiers à l’imaginer seule canaille et non pauvre bougre abreuvé d’espérance. La verdâtre n’avait pas l’esprit si vif et le raisonnement subtil, à l’instar d’un sire qui l’aurait bien éclairé de sa sagesse si naguère il avait joué l’espie. Hélas ces drôles de jeunes gens émoussés par les passions demeuraient bien et seuls, isolés de la demeure aux belles gens, abandonnées aux griffes d’une solitude pesante; poignante et émouvante pour le bellâtre, déchirante et écœurante pour la jouvencelle. La rage menaçait d’affiner ses traits emplis de bestialités pouvant là meurtrir un pauvre diable que trop insouciant.


« Vous ne tenez dont pas plus à la vie qu’à votre couverture. Ne vous à ton pas apprit à ménager les dames, ou bien ignorez-vous que vous encourez plus grand péril dans l’instant que celui d’être découvert ou châtié par vos semblables ? » Confiait-elle froidement, prunelles scellées dans la noirceur qui lui prêtait aura d’ombrage, avec cette voix dure et morne dévoilé plus tôt à un autre gredin.

Spoiler:
 
Crédit: Cali' in Epicode

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Affection virale [pv Weiss]
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